Les motifs d’une alternance pacifique

L’UFC en pratiquant une politique responsable sait que la pression politique et diplomatique finiront par produire une démocratisation pacifique du Togo.

La politique est un art difficile du fait qu’elle demande à être conduite avec une grande responsabilité civique et sociétale. La société civile et politique togolaise n’a jamais choisi de répondre à la violence par la violence même pour faire valoir son droit à la légitime défense contre le régime barbare et inhumain qu’incarne le dictateur de Lomé II ainsi que la horde d’alimentaires et d’affidés à sa solde.

Le choix de la voie pacifique n’est pas un effet de hasard ; ce n’est pas non plus un signe de faiblesse ou d’ignorance. C’est plutôt le résultat d’un calcul sage dans lequel le peuple togolais mesure ses moyens et définit sa trajectoire avant de se lancer vers sa libération avec les ressources sur lesquelles il peut compter.

C’est dire que notre peuple n’est idiot, ni trop pacifiste, ni trop mou comme d’aucuns pourraient le croire en s’arrogeant le droit de lui demander de pratiquer de l’autodéfense. Nul n’a donc besoin sous le prétexte de faire aussi la politique, de pousser notre peuple à affronter des escadrons de la mort ainsi qu’une armée tribale et génocidaire sous la bannière d’une "troisième force" ou d’une "force autodéfense" dont on nous parle comme d’un serpent de mer.

Si le peuple ne saurait tolérer les violences de quel ordre que ce soit et d’où qu’elles viennent et cette tendance est prouvée, c’est aussi parce que cette option politique et pacifique a été déjà pratiquée avec succès par des apôtres de la paix, Mahamat Gandhi et Martin Luther King, dans un espace de survie tout aussi périlleux et pénible en ces temps-là, que celui du Togo d’aujourd’hui : l’Inde de la colonisation britannique et l’Amérique du racisme blanc.
Il y a une décennie, l’Afrique du Sud des Peter Botha et autres Frédéric De Klerk qui a érigé le racisme en système institutionnalisé est sortie des horreurs barbares de l’apartheid. C’est grâce aux coups de boutoirs répétés d’une communauté internationale décidée à resserrer les pressions politiques, diplomatiques et économiques contre un pays alors mis aux bans de la communauté internationale durant plusieurs décennies.
L’option stratégique et opérationnelle de l’UFC est politique dès le départ ; elle le reste encore aujourd’hui après deux hold up électoraux en 1998 et 2003 ; elle le sera toujours demain. Elle nous conduira inéluctablement au changement de régime et à la restauration de l’Etat de droit au Togo. Qu’il plaise à tous ceux qui défendent une réponse à la violence d’état organisée avec des armes de guerre par une "autodéfense" inorganisée de populations civiles de choisir la voie politique.

Nous soutenons que la démocratie n’autorise pas seulement à critiquer - à tort pour le moins - les propositions de l’autre acteur de la scène politique. La démocratie implique aussi le contradicteur dans une responsabilité civique et sociétale d’engagement consistant à proposer des réponses qui ont plus de "valeur d’usage" et moins "d’effets induits" que les solutions qu’il condamne. Et même cela ne saurait suffire ! Car s’arrêter aux déclarations et aux intentions intempestives, c’est-à-dire ne pouvoir les mettre en œuvre, c’est n’avoir pas relevé son propre défi.
La communauté internationale n’attend pas des togolaises et togolais qu’ils s’entretuent dans des guerres fratricides qui ne s’arrêteront jamais. Le peuple togolais lui même n’a encore jamais fait cette option. Et l’UFC qui demeure la plus large expression de cette volonté populaire la respecte.

D’où une volonté sans cesse renouvelée de rechercher des réponses pacifiques, politiques et diplomatiques à la crise togolaise.

La rédaction ufctogo.com

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