DEPECHE

Le Togo porte plainte contre le Front de libération du Cabinda et la Confédération africaine de football

Le 4 février 2010, publié sur ufctogo.com

le Togo a porté plainte pour "actes de terrorisme" et "assassinats" contre le Front de libération de l’enclave du Cabinda (FLEC) et la Confédération africaine de football après l’attaque de l’autocar de l’équipe de football du Togo le 8 janvier, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

La plainte a été déposée au palais de justice de Paris le 29 janvier avec la constitution de deux parties civiles : les familles de l’entraîneur adjoint de l’équipe du Togo, Amélété Abalo, et de l’attaché de presse, Dodji Komi Ocloo Azanledji, décédés à la suite de l’attaque.

Rodrigues Mingas, dirigeant séparatiste angolais du FLEC exilé en France, avait expliqué après l’attaque du bus togolais que "tous les coups" étaient "permis pendant la guerre". "Dans la guerre, tout peut arriver, cela ne fait que commencer", avait-il ajouté.

Le parquet de Paris avait annoncé l’ouverture d’une enquête pour "apologie d’actes de terrorisme" après ces propos tenus par le dirigeant séparatiste.

M. Mingas s’est exprimé à plusieurs reprises dans des médias occidentaux en utilisant un téléphone portable. Il a revendiqué la responsabilité de l’attaque qui visait selon lui les soldats angolais accompagnant l’autocar de l’équipe nationale du Togo.

"Le Togo a tout à fait raison de porter plainte", a expliqué jeudi sur la chaîne France 24 M. Mingas, "mais ça aurait été mieux que cela soit exclusivement contre l’Angola et la CAF qui devient complice par ricochet pour avoir déjà suspendu le Togo" des deux prochaines éditions de la CAN.

"Nous comprenons nos frères du Togo mais ils doivent comprendre que le Cabinda subit une occupation. C’est comme si le Nigeria occupait (le Togo, NDLR) et ça serait tout à fait normal que les Togolais puissent se battre pour la libération de leur pays", a déclaré le dirigeant séparatiste, pour qui cette attaque "n’était pas un coup prémédité contre le bus des frères du Togo". "Ce secteur-là, c’est un secteur où nos troupes opèrent contre les forces d’occupation angolaises", a-t-il ajouté.

Le car de la sélection de football togolaise avait essuyé des tirs de mitrailleuse peu après avoir franchi la frontière entre le Congo-Brazzaville et l’enclave le 8 janvier dernier, alors qu’il se rendait à Cabinda pour disputer son premier match de la CAN contre le Ghana. Le chauffeur angolais de l’autocar avait été tué, ainsi que l’entraîneur adjoint togolais et l’attaché de presse. Le Togo s’est ensuite retiré de la Coupe d’Afrique des Nations.

© Copyright AP

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