DEPECHE

Violentes échauffourées sur le campus de Lomé

Le 1er mai 2004, publié sur ufctogo.com

L’agitation devient récurrente sur le campus de l’université de Lomé. Après les manifestations du 9 février 2004, les étudiants se sont opposés aujourd’hui avec beaucoup de détermination aux policiers et à des éléments de la garde présidentielle appelés en renfort pour secourir les policiers qui cédaient face à la résistance des étudiants.
Les étudiants ont repoussé les policiers à court de gaz lacrymogène et qui ont dû battre en retraite jusqu’à l’arrivée de la garde présidentielle.

C’est à une véritable intifada que les témoins des faits ont assisté. Au cours de la charge des militaires de la garde présidentielle, deux journalistes ont été très sévèrement molestés et reçoivent des soins à l’hôpital : il s’agit de Yves Kpeto, journaliste à NANA FM et de Amousouvi Kwamivi de Combat du peuple.

A l’issue d’une grève de 48 heures lancée pour réclamer le paiement des bourses, de meilleures conditions de travail et une baisse des frais d’inscription, le Comité directeur des étudiants de l’Université du Bénin invitait les étudiants à une assemblée générale pou faire le point de la situation. En effet, les étudiants togolais se révoltent car ils estiment que leur étude coûte trop cher. La police entreprit de disperser les étudiants à coup de gaz lacrymogène, tandis que ces derniers les bombardaient de pierres.

Depuis les années 2000, l’université est abandonnée et les demandes des étudiants ne changent pas. La nouvelle promotion réclame obstinément un statut de l’étudiant, une baisse des frais d’inscription ( passée de 4500FCFA à 50000 F CFA), une baisse du transport ( passée de 50F.CFA à 150FCFA), et une baisse restaurant universitaire ( passée de 100 à 500F CFA).

C’est la deuxième fois cette année que des remous sérieux sont signalés sur le campus de l’université de Lomé. Le 9 février 2004, les forces de l’ordre avaient dispersé à coup de gaz lacrymogène une réunion publique au campus universitaire de Lomé où les étudiants tenaient une Assemblée Générale pour protester contre :
- 1- les mises à la retraite prématurée et forcée d’une dizaine d’enseignants.
- 2- pour réclamer les aides universitaires et dénoncer les conditions déplorables de logement et de restauration.

Aux gaz lacrymogènes, les étudiants ont répondu par des jets de pierre avant de s’enfuir dans les quartiers d’Adéwui, de la Résidence du bénin, d’Atikumè et de Tokoin Forever ( limitrophes du campus de Lomé).

La rédaction ufctogo.com

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