DEPECHE

Une partie de l’opposition togolaise boycotte les travaux du cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC)

Le 11 juin 2009, publié sur ufctogo.com

Les travaux du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) restructuré ont repris ce jeudi, avec l’absence remarquée des représentants de l’Union des Forces de Changement (UFC) et du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), a constaté APA dans la capitale togolaise.

Seuls les représentants des partis signataires de l’Accord Politique Global (APG) et la plupart des autres personnalités nommées par le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé, ont pris part à cette rencontre.

"Nous sommes persuadés que les nouveaux membres donneront un appui certain à ce Cadre pour la recherche d’un consensus aussi large sur les questions devant faire l’objet de nos discussions", a indiqué Pascal Bodjona, lors de la passation de "service" au nouveau président de ce Cadre, Jean Lucien Savi De Tové.

Il a également invité les partis politiques absents à rejoindre les rangs pour "l’intérêt supérieur de la nation".

Le 28 mai dernier, le CPDC avait été réaménagé, et avait enregistré l’entrée de douze autres personnalités de la societé civile (enseignant, avocat, ancien ministre, syndicaliste, etc…).

Le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé avait décidé d’élargir le CPDC conformément aux recommandations du Comité de suivi de l’Accord Politique Global (APG). Une décision pas du tout appréciée du CAR et UFC, deux formations politiques de l’opposition parlementaire.

« Au nom du principe, je ne me vois pas aujourd’hui, d’après ce que nous nous sommes dits sur la rigueur qui doit conduire notre démarche vers la démocratie, en train d’aller siéger dans un cadre de brouhaha. Je ne vois pas ce que nous allons d’ailleurs chercher dans ce cadre », a confié à APA Me Dodji Apévon, le Président du CAR de Yawovi Agboyibo, troisième force politique du Togo d’après les législatives d’octobre 2007.

« Nous n’accepterons pas qu’on nous amène à l’abattoir en tant que victimes consentantes », a-t-il insisté.

Du coté du parti de Gilchrist Olympio, ce boycott du CPDC est aussi justifié. « Ce n’est pas un cadre consultatif que nous avons besoin. Comme le RPT n’arrive pas à imposer au CAR et à l’UFC leur vision, ils ont finalement adopté cette stratégie qui traduit leur duplicité habituelle », clame Jean-Pierre Fabre, Secrétaire Général du parti

Il a aussi ajouté : « Le RPT se trompe. Il rêve. Les reformes auront bel et bien lieu et nous irons aux élections avec un cadre électoral nettoyé des mesures discriminatoires que le RPT y a introduit en 2002 et 2003 ».

Le CPDC regroupe, depuis son installation, des représentants du Rassemblement du peuple Togolais (RPT, le parti au pouvoir), deux partis de l’opposition que sont l’UFC et le CAR, et du gouvernement.

« Le CPDC est chargé de créer, par un dialogue permanent, les conditions de stabilité et de consolidation des institutions républicaines autour des questions d’intérêt national et des principes démocratiques et républicains, notamment la constitution, la charte des partis politiques, le code électoral et la régularité des scrutins (…) », d’après les textes qui régissent ce cadre.

L’élection présidentielle est prévue au Togo entre février et mars 2010.

APA- Lomé (Togo)

© Copyright APA

Dépêches suivantes

Dépêches précédentes

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
samedi
25 mars 2017
Lomé °C (à 0h)