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Trafics d’enfants : huit Togolais et Béninois inculpés

Le 3 février 2005, publié sur ufctogo.com

Huit ressortissants togolais et béninois ont été inculpés de "trafic et exploitation d’enfants" par la justice gabonaise, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte après une opération de la gendarmerie de Libreville fin janvier, a indiqué jeudi une source judiciaire.
Au cours de cette opération, une soixantaine de mineurs travaillant sur les marchés ou dans les rues de la capitale gabonaise avait été appréhendés et une vingtaine de leurs "tuteurs" et employeurs présumés convoqués à la gendarmerie.

Parmi eux, huit ont été déférés devant le parquet qui a requis l’ouverture d’une information judiciaire. "Le juge d’instruction les a inculpés de trafic et exploitation d’enfants et a écroué sept d’entre eux", a déclaré à l’AFP cette source judiciaire.

Le huitième inculpé, mère d’un bébé de quelques mois, a été laissée en liberté provisoire, a poursuivi cette source.

"Le juge d’instruction aura entre autres mission de s’attaquer à la filière" permettant d’acheminer et de placer les enfants victimes de trafic au Gabon, a-t-elle ajouté.

A l’issue de l’opération de gendarmerie, 21 mineurs originaires du Nigeria, du Bénin, du Togo ou du Ghana, considérés comme des victimes de trafic, ont été transférés dans des centres d’accueil dans l’attente d’un rapatriement.

Les autres ont été rendus à leur famille présumée. L’Unicef avait par ailleurs déploré que "tous les adultes" aient été relâchés.

Cette opération était la première depuis l’entrée en vigueur en septembre dernier au Gabon, une des destinations privilégiées des victimes de trafic, d’une loi réprimant spécifiquement le trafic et l’exploitation des mineurs.

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