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Togo : nouveau gouvernement sans l’opposition traditionnelle

Le 30 juillet 2003, publié sur ufctogo.com

LOME, 29 juil (AFP) - 23h06 - Un nouveau gouvernement incluant des membres de l’opposition "constructive", représentée au parlement, mais sans les opposants traditionnels au président Gnassingbé Eyadéma, a été nommé mardi au Togo, a annoncé la télévision d’Etat.
Ce nouveau gouvernement est notamment marqué par l’entrée d’un des fils du général Eyadéma, Faure Gnassingbé, au poste de ministre de l’Equipement, des Mines, des Postes et télécommunications.

Le général Eyadéma, réélu le 1er juin dernier, avait affirmé avant et après le scrutin sa volonté de former un gouvernement "d’union nationale" et avait reconduit le Premier ministre, Koffi Sama, pour mener des consultations avec les partis politiques.

Selon un communiqué du ministre de l’Information, Pitang Tchalla, lu à la télévision, le chef de l’Etat avait invité les partis d’opposition à entrer dans la nouvelle équipe gouvernementale mais certains ont refusé, dont l’Union des forces du changement (UFC) de son éternel opposant, Gilchrist Olympio ou le Comité des d’Action pour le Renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo.

Harry Olympio, membre de l’opposition dite "constructive", a été reconduit dans ses fonctions de ministre des Relations avec le Parlement. Le général Assani Tidjani, ministre de la Défense, et François Boko, ministre de l’Intérieur, ont également conservé leurs portefeuilles.

Fin juin, le représentant permanent de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en Côte d’Ivoire, Lansana Kouyaté, en visite à Lomé, avait invité la classe politique togolaise à accepter l’idée d’un gouvernement d’union proposée par le président Eyadéma.

L’UFC avait opposé un "refus catégorique à la main tendue du président Eyadéma." "Nous ne voulons pas aller à la soupe, nous voulons un changement des méthodes de gouvernance au Togo", avait déclaré le secrétaire général du parti, Jean-Pierre Fabre.

D’autres leaders de l’opposition, candidats au scrutin présidentiel, s’étaient quant à eux refusé à tout commentaire.

Investi le 20 juin, le général Eyadéma, doyen des chefs d’Etat africains avec 36 ans de pouvoir, avait été réélu le 1er juin, avec 57,78% des voix à l’issue d’une élection vivement contestée par l’opposition.

Gnassingbé Eyadéma avait pu briguer ce nouveau mandat, le troisième depuis 1993, grâce à une modification de la constitution en décembre dernier, qui jusque-là en limitait le nombre à deux.

Au grand dam de l’opposition, le code électoral avait été modifié début 2002, empêchant du coup le patron de l’UFC Gilchrist Olympio, de se présenter comme en 1998.

Selon les résultats définitifs publiés le 12 juin dernier par la Cour constitutionnelle, Emmanuel Bob Akitani, candidat soutenu par l’UFC, avait obtenu 33,68% des suffrages

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