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Togo : élections législatives auxquelles participent tous les principaux partis

Le 14 octobre 2007, publié sur ufctogo.com

Les Togolais votent ce dimanche pour renouveler leur parlement lors d’un scrutin auquel participent pour la première fois depuis 17 ans tous les principaux partis, dont l’Union des forces de changement (UFC) de l’opposant historique Gilchrist Olympio.

C’est en effet la première fois que l’UFC prendra part à un scrutin législatif depuis le début du processus démocratique en 1990. En 2002, en raison du boycott des principaux partis d’opposition, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, au pouvoir) avait raflé 72 sièges sur 81 sièges.

Près de 3 millions d’électeurs sont attendus dans les 5.913 bureaux de vote qui seront ouverts de 07H00 à 17H00 (heures locales et GMT). Au total 2.100 candidats issus de 32 partis politiques et de listes d’indépendants briguent les 81 sièges du Parlement.

Plus de 3.500 observateurs nationaux et internationaux dont ceux de l’Union européenne (UE) et de l’Union africaine (UA) vont superviser ces législatives cruciales pour le RPT.

Ce parti compte essentiellement mettre en avant la politique d’ouverture et de réconciliation du président Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma décédé en février 2005 après 38 ans de règne. Mais, pour bon nombre d’observateurs, la tâche risque de ne pas être facile pour le RPT, tous les "poids lourds" de l’opposition étant dans la course.

A la tête de l’UFC, l’opposant Gilchrist Olympio est le fils de Sylvanus Olympio, le premier président du Togo assassiné en 1963 lors d’un coup d’Etat auquel participa Gnassingbé Eyadéma. En février 2005, au lendemain du décès du général Eyadéma, son fils Faure Gnassingbé avait été désigné par l’armée pour lui succéder, avant de démissionner sous la pression internationale. Puis il avait été élu en avril 2005 lors d’un scrutin contesté et marqué par une vague de violences (l’ONU parle de "400 à 500 morts").

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) du Togo est tenue d’organiser des législatives "libres" et "transparentes", principale condition posée par l’UE pour normaliser ses relations avec Lomé, rompues depuis 1993 pour "déficit démocratique". L’armée et les corps de sécurité ont voté jeudi, afin d’assurer la sécurité le jour du scrutin. Le dépouillement de leur vote n’aura lieu que dimanche, après le vote de l’ensemble du corps électoral.

Les premiers résultats provisoires de ces législatives seront connus plusieurs jours après le vote, selon des responsables de la Ceni.

LOME (AFP)

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