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Togo : des parlementaires français comme observateurs du scrutin présidentiel

Le 15 mai 2003, publié sur ufctogo.com

Des parlementaires français seront présents au Togo comme observateurs lors de l’élection présidentielle du 1er juin, a annoncé jeudi l’ambassadeur de France à Lomé, à l’issue d’une entrevue avec le président togolais Gnassingbé Eyadéma.

"Je me suis entretenu avec le chef de l’Etat sur la question des observations électorales. Je lui ai confirmé que tant du côté de l’opposition que de la mouvance présidentielle, il y avait un désir d’avoir une garantie d’élection transparente, libre et democratique", a déclaré Jean-François Valette.

"Je lui ai aussi exprimé le souhait des deux parties d’avoir la présence d’observateurs internationaux impartiaux pour garantir cette transparence et cette liberté de l’élection présidentielle", a ajouté l’ambassadeur de France, qui a "confirmé qu’un certain nombre de parlementaires français seront présents dans cette circonstance".

De son côté, l’Union européenne, qui a suspendu ses aides au Togo depuis 1992, n’enverra pas d’observateurs pour le scrutin du 1er juin au Togo.

Selon le chargés d’affaires de la délégation de l’Union européenne à Lomé, Gilles Desesquelles, "il n’y a pas eu d’accord avec le gouvernement pour qu’une mission exploratoire puisse se dérouler dans les délais impartis", ce qui empêche de fait l’envoi d’observateurs.

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Roland Kpotsra, a quant à lui annoncé jeudi que le gouvernement togolais avait invité de "nombreux observateurs internationaux".

"Désireux d’assurer la transparence et l’équité (...), le gouvernement a invité de nombreux observateurs internationaux d’un certain nombre de pays", de l’Union africaine, de la Communauté économique des Etats sahélo-sahariens (CENSAD) ou de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

La chef de la mission d’observation de la CEDEAO, Mme Sira Diop, a indiqué jeudi à Lomé que le processus électoral en cours au Togo était satisfaisant et "se déroule normalement".

Au total sept candidats dont le général Eyadéma, candidat du parti au pouvoir qu’il a fondé, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), ont été retenus par la Cour constitutionnelle.

Gilchrist Olympio, opposant historique au président Eyadéma, ne participera pas à ce scrutin, la CENI ayant décidé de ne pas retenir son dossier, jugé "incomplet".

La Cour constitutionnelle a rejeté le recours formulé par M. Olympio, estimant qu’il n’avait pu fournir de certificat de résidence, rendu obligatoire par une modification de la Constitution adoptée le 30 décembre dernier par l’assemblée nationale, qui contraint les candidats à avoir résidé au Togo durant les douze mois précédant l’élection.

Fils du premier président togolais Sylvanus Olympio, assassiné en 1963, Gilchrist Olympio, n’était pas revenu au Togo depuis 1999 pour des raisons de sécurité.

Cette modification de la constitution par le parlement, où le RPT dispose d’une majorité écrasante, a en outre permis au président Eyadéma de briguer un troisième mandat.

M. Eyadéma, au pouvoir depuis 36 ans, avait annoncé en juillet 2001 son intention de retirer de la course à la présidentielle de 2003, conformément à la constitution "ancienne formule".

AFP

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