DEPECHE

Togo : L’ancien ministre togolais de l’Intérieur en France

Le 7 mai 2005, publié sur ufctogo.com

L’ancien ministre togolais de l’intérieur, François Esso Boko, réfugié à l’ambassade d’Allemagne à Lomé, a pu quitter jeudi soir son pays pour la France, a annoncé vendredi à l’AFP le Quai d’Orsay.

"M. Boko est arrivé en France par un vol privé allemand", a précisé la porte-parole adjointe du Quai d’Orsay, Cécile Pozzo di Borgho. Le statut administratif de M. Boko, qui est marié à une Française, "est actuellement à l’étude", a-t-elle ajouté, sans autre précision.

François Esso Boko avait dénoncé le processus électoral deux jours avant la présidentielle du 24 avril, estimant, comme l’opposition, que le délai imparti était insuffisant pour que le scrutin se déroule dans des conditions démocratiques satisfaisantes.

Aussitôt limogé, et estimant sa vie menacée, M. Boko s’était réfugié à l’ambassade d’Allemagne, où il se trouvait jusqu’à jeudi.

Mercredi, le Quai d’Orsay avait fait savoir que "la France est prête à accueillir M. Boko s’il le souhaite".

Une source diplomatique à Paris avait mentionné "des tractations diplomatiques entre Togolais et Allemands". "Les militaires togolais veulent le juger pour trahison mais la France conseille aux Togolais de permettre l’exfiltration de Boko", avait ajouté cette source.

"S’il y avait une crise entre l’Allemagne et le Togo, cela signifierait une rupture (du Togo) avec l’Union européenne", avait précisé cette source.

M. Boko avait convoqué la presse pour une conférence impromptue en pleine nuit, deux jours avant la date prévue de la présidentielle, le 24 avril 2005, pour demander un report du scrutin. Il avait été aussitôt limogé.

Des intérêts allemands avaient été la cible de violences après l’annonce des résultats contestés de l’élection présidentielle. Le centre culturel allemand à Lomé avait notamment été incendié et dévasté le 28 avril.

Au lendemain de cet incendie, et face aux violentes critiques du gouvernement togolais qui accusait l’Allemagne de soutenir l’opposition, Berlin avait demandé à ses ressortissants, au nombre d’environ 300, de quitter "provisoirement" le pays.

Le Togo a été colonisé pendant une vingtaine d’années par l’Allemagne avant la Première guerre mondiale, puis, après la défaite allemande, placé par la Société des Nations en 1922 sous mandat français et britannique.

L’opposition continue toujours de contester l’élection de Faure Gnassingbé, un des fils du défunt président Eyadéma, affirmant qu’il y a eu des "fraudes massives".

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