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TOGO : Les inondations font craindre des épidémies de paludisme et de choléra

Le 29 juin 2006, publié sur ufctogo.com

LOME, le 28 juin (IRIN) - Alors que la saison des pluies commence en Afrique de l’ouest, les fortes pluies qui se sont abattues sur Lomé, la capitale, et ses environs font craindre aux autorités sanitaires togolaises de nouvelles épidémies de paludisme et de choléra.

Au CHU de Tokoin, le plus grand hôpital de Lomé, une dizaine de cas de choléra est enregistré chaque jour depuis le 20 juin et les autorités sanitaires exhortent la population à laver correctement leurs aliments avant de les consommer pour éviter de contracter la maladie.

Dans les quartiers de Agoé Zongo and Silidji, les inondations ont fait plus d’une centaine de familles sinistrées, dont 600 enfants sans abri.

Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), les besoins sont évalués à 140 000 dollars américains. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) le Programme alimentaire mondial (PAM) et d’autres agences onusiennes se sont engagées à fournir des vivres, des abris, des couvertures et des moustiquaires imprégnées aux populations.

Les inondations ont fait plusieurs milliers de sinistrés. Les eaux de pluie polluées par les ordures et les eaux des égouts ont inondées les routes, détruit l’asphalte, emporté une partie des biens de certains habitants et détruit les moyens de subsistance d’autres.

« Quand ma fille et moi avons tenté de sauver les marchandises que je vendais (sucre en poudre, savon, farine de manioc, arachides et autres) nous avions dû passer dans l’eau qui nous arrivait au cou mais on a perdu l’équilibre et on est tombée », a déclaré Jeannette Gbamane.

« Il y a des gens qui ont tout perdu parce que le courant de l’eau est très fort », a expliqué le ministre des Affaires sociales, Kanny Sokpo Diallo. « L’eau a emporté des maisons des ustensiles de cuisine, des lits, des vêtements et de la volaille ».

Et alors que le niveau de l’eau continuait de monter dans le quartier de Silidji, Kodjovi Dassi, chauffeur, raconte qu’il a juste eu le temps d’évacuer quelques affaires importantes, que son matelas et quelques ustensiles de cuisines ont été emportés par les eaux de pluie.

« J’habite ici depuis 10 ans, et je n’ai jamais vu ça. Nous avions de l’eau jusqu’au cou ».

Certains axes routiers, comme la route internationale qui mène à la frontière avec le Ghana, sont très endommagés.

Dans inondations, beaucoup d’élèves n’ont pas pu sauver leurs cahiers de cours, alors que les examens de fin d’année ont commencé pour certains d’entre eux.

Les quartiers situés dans les bas-fonds ont le plus souffert, les habitants se plaignant notamment du manque de structure de drainage des eaux de pluies. Les canaux d’évacuation des eaux usées sont remplis d’ordures ménagères et d’autres déchets et dégagent une odeur pestilentielle. Par ailleurs, des moisissures ont commencé à apparaître sur les murs des maisons où le niveau de l’eau a baissé.

« Pour le moment nous menons en priorité une action humanitaire dans les zones sinistrées puis, avec l’aide des techniciens, nous trouverons une solution définitive au problème », a déclaré M. Diallo.

« Nous allons fournir aux populations des articles de première nécessité, de la nourriture, des vêtements, des cahiers, des médicaments et un lieu d’hébergement ».

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