DEPECHE

RSF dénonce des entraves à la libération de deux journalistes togolais

Le 23 juillet 2003, publié sur ufctogo.com

ABIDJAN, 23 juil (AFP) - 20h24 - L’organisation de défense des droits de la presse Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé mercredi les entraves qui ont accompagné la libération mercredi de deux journalistes de la presse privée togolaise arrêtés en juin dernier.
Le directeur de publication de l’hebdomadaire L’événement (proche de l’opposition) Philip Evegno, son rédacteur en chef Dimas Dzikodo ainsi que Jean-de-Dieu Kpakpabia du Nouvel Echo avaient été arrêtés par la police dans un cybercafé en possession de photos de personnes blessées, qu’ils voulaient envoyer par internet "sous prétexte qu’elles auraient été molestées par les forces de sécurité", avait expliqué le ministre togolais de l’intérieur François Akila Esso Boko.

Mardi soir, MM. Evegno et Kpakpabia ont été déclarés non coupables par le tribunal, tandis que M. Dzikodo a été condamné à verser 500.000 F.CFAeuros) d’amende pour "tentative de diffusion de fausses nouvelles".

"Alors que le procureur avait signé un ordre de remise en liberté le soir du 22 juillet, ils n’ont été libérés que le lendemain matin, affirme RSF dans un communiqué reçu mercredi par l’AFP à Abidjan.

"Quant à M. Dzikodo, il lui a été signifié qu’il devrait payer l’amende avant d’être libéré, et ce, en totale violation de la loi", poursuit le communiqué.

RSF a également "regretté que ces libérations soient si tardives et n’interviennent qu’après plus d’un mois de détention, d’autant que deux journalistes sur trois ont finalement été reconnus innocents".

AFP

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