DEPECHE

Présidentielles : le gouvernement annonce la création d’une "force de sécurité"

Le 14 mai 2003, publié sur ufctogo.com

Une "force de sécurité élection présidentielle" d’environ 5000 hommes, baptisée FOSEP 2003, a été créée pour "assurer la sécurité du processus électoral sur toute l’étendue du territoire national", a annoncé mardi soir la télévision nationale togolaise citant un décret présidentiel.

Selon le décret, la FOSEP a pour mission notamment de "maintenir la paix, d’assurer la sécurité, ainsi que la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national avant, pendant et après l’élection présidentielle du 1er juin 2003".

Cette force, composée d’éléments de la police, de la gendarmerie et de gardiens préfectoraux, est également chargée "d’assurer la sécurité des lieux de meetings ou de manifestations publiques, des bureaux de vote, des candidats, des commissions électorales, ainsi que du matériel en tous genres".

"La mise en place de la FOSEP 2003 ne remet pas en cause les missions traditionnelles dévolues à la gendarmerie, à la police, au corps des gardiens de préfecture et au corps des sapeurs pompiers", souligne cependant le décret.

La campagne électorale démarre le 16 mai à minuit et s’achève le 30 mai à minuit.

Interrogé mercredi par l’AFP sur la durée d’existence de cette force, le ministre de l’Intérieur François Boko a indiqué que "puisque l’on parle de avant, pendant et après (le scrutin), tout dépendra de la façon dont l’élection se déroulera".

Au total sept candidats dont celui du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, au pouvoir), le président Gnassingbé Eyadéma, ont été retenus par la Cour constitutionnelle.

Gilchrist Olympio, leader de l’Union des Forces du Changementprincipal d’opposition) et opposant historique au président Eyadéma, ne participera pas à ce scrutin, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ayant décidé, au lendemain de la clôture de dépôt des dossiers, de ne pas retenir son dossier, jugé "incomplet" (pas de quitus fiscal et pas un an de résidence au Togo avant la date du scrutin).

Mardi dernier, la Cour constitutionnelle a confirmé cette invalidation et rejeté un recours formulé par M. Olympio.

Le président Eyadéma, au pouvoir depuis 36 ans, avait annoncé en juillet 2001, son intention de se retirer en 2003, conformément à la constitution ancienne formule, limitant à deux le nombre de mandats présidentiels.

Mais le 30 décembre 2002, le Parlement, largement dominé par le RPT, avait modifié l’article 59 de la constitution, ouvrant ainsi techniquement la voie à une nouvelle candidature de l’actuel chef de l’Etat, élu en 1993 et 1998.

AFP

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