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Présidentielle le 1er juin alors que le président Eyadéma n’a pas annoncé sa candidature

Le 10 avril 2003, publié sur ufctogo.com

L’élection présidentielle au Togo a été fixée au 1er juin par le président Gnassingbé Eyadéma, dont on ignore encore s’il sera candidat ou s’il passera la main après 36 ans de pouvoir, tandis que son opposant de toujours, Gilchrist Olympio, s’est déjà mis sur les rangs.
Le général Eyadéma avait annoncé en juillet 2001 son intention de se retirer de la course à la présidentielle en 2003 conformément à la constitution ancienne formule.

Mais le 30 décembre, l’Assemblée nationale, où il dispose d’une écrasante majorité depuis le scrutin législatif d’octobre dernier - 72 députés sur 81 - a adopté une modification de la constitution, qui permet à M. Eyadéma de se présenter pour un nouveau mandat s’il le souhaite et si son parti, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), se prononce en faveur de sa candidature. Le RPT devrait se réunir à cette fin à la fin du mois.

A un mois et demi du scrutin et dans l’attente de cette réunion, le président Eyadéma garde le silence, mais son entourage ne fait pas mystère de son souhait de le voir se représenter.

Ainsi, le 22 février, le puissant président de l’Assemblée nationale, Fambaré Natchaba, s’était prononcé ouvertement pour une nouvelle candidature du chef de l’Etat : "Nous ferons tout ensemble pour que le président Eyadéma soit notre candidat et qu’il soit réélu brillamment", avait-il déclaré lors d’un meeting de soutien des "forces vives" à sa candidature organisé au stade de Lomé, en présence du Premier ministre Koffi Sama, de responsables du RPT, au pouvoir) et de plusieurs membres du gouvernement.

Quant au principal opposant, Gilchrist Olympio, fils de l’ancien président Sylvanus Olympio, il s’est déclaré officiellement candidat le 28 mars depuis Paris.

L’une des modifications adoptées par les députés oblige toutefois les candidats à la présidence à avoir résidé au Togo durant les douze mois précédant le scrutin, ce qui disqualifie de facto Gilchrist Olympio, en exil à l’étranger. Selon son entourage, le président de l’Union de Forces du Changement (UFC) n’est pas retourné au Togo "depuis 1999 pour des raisons sécuritaires".

Aucune autre candidature n’a encore été officiellement annoncée pour cette élection dont la première étape a été, le 28 février dernier, la nomination par le Parlement des membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Sur proposition des partis politiques, les députés avaient nommé les neuf membres de la CENI - chargée de la supervision et de la transparence du scrutin - parmi lesquels figurent quatre représentants de l’opposition, dont trois de la Coalition des Forces Démocratiques (CFD, regroupement des partis de l’opposition dite "traditionnelle").

Pour protester contre la participation de l’opposition à la CENI, l’UFC de Gilchrist Olympio a quitté la CFD le jour même.

Les opérations de révision des listes électorales, débutées le 21 mars, se sont quant à elles terminé le 1er avril.

"Tout s’est bien passé (...) Nous sommes satisfaits à ce stade du processus électoral. Nous espérons que la suite du processus sera menée de la même manière", avait estimé Ata Messan Ajavon, représentant de l’opposition à la commission électorale.

La saisie informatique de ces listes électorales révisées a commencé depuis quelques jours et devrait durer deux semaines. Quelque 900 jeunes issus d’une douzaine de sociétés informatiques ont été recrutés pour mener cette opération.

AFP

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