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Présidentielle au Togo : arrivée à Lomé d’une délégation conjointe CEDEAO-UA

Le 30 avril 2005, publié sur ufctogo.com

Une délégation conjointe de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) et de l’Union africaine (UA) est arrivée samedi à Lomé pour tenter de trouver une issue à la crise politique au Togo, a constaté un journaliste de l’AFP.

La délégation, arrivée en début d’après-midi à Lomé, est composée du secrétaire exécutif de la CEDEAO, Mohammed Ibn Chambas, de la ministre nigérienne des Affaires étrangères, Aïchatou Mindaoudou, et du ministre nigérian de l’Intégration africaine, Lawan Gana Guba (dont le pays assure actuellement la présidence de l’UA).

Tous trois ont été reçus immédiatement après leur arrivée à Lomé par le président togolais par intérim, Abass Bonfoh, a constaté un correspondant de l’AFP.

Ils étaient accompagnés du représentant permanent de la CEDEAO au Togo, ainsi que d’un expert électoral. Du côté togolais, le Premier ministre, Koffi Sama, et le ministre des Affaires étrangères, Kokou Tozoun, étaient également présents à la résidence du chef de l’Etat, où se déroulent les entretiens.

Le Togo connaît de graves troubles depuis l’annonce mardi de la victoire de Faure Gnassingbé, candidat du Rassemblement du peuple Togolais (RPT, ancien parti unique, au pouvoir) et fils de l’ancien dirigeant Eyadema, avec 60,22% des voix à cette élection.

Ces résultats provisoires, qui doivent être encore confirmés par la Cour constitutionnelle, sont violemment contestés par les partisans d’Emmanuel Bob Akitani, le candidat de la coalition de l’opposition. Celui-ci s’est autoproclamé vainqueur de l’élection mercredi avant d’en demander l’invalidation.

La CEDEAO a, pour sa part, avalisé l’élection, estimant que les "anomalies et les incidents" enregistrés lors des opérations de vote ne remettaient pas en cause la "crédibilité" du scrutin. La CEDEAO a également jugé que "l’autoproclamation" du candidat Bob Akitani, avait été "faite en violation de la Constitution et des lois de la République".

L’opposition avait affirmé vendredi n’avoir "pas d’objection" à rencontrer l’UA et que dans "l’immédiat, la médiation doit mettre en place un système d’arbitrage des contestations sur le scrutin afin de pacifier le pays".

"L’Union africaine, l’Union européenne, l’ONU et les Etats-Unis sont nos interlocuteurs principaux", avait souligné le coordinateur de la coalition d’opposition, Me Yawovi Agboyibo.

Lors d’une brève déclaration à la presse, la ministre nigérienne des Affaires étrangères a déclaré que "l’objectif de cette mission est de venir s’enquérir de la situation au Togo et surtout de réitérer le message qui a été celui de la CEDEAO et de l’UA".

"Ce message est le même depuis le début. Les chefs d’Etat, aussi bien de la CEDEAO que de l’UA, ont été toujours préoccupés par trois éléments : le respect de la Constitution, l’organisation des élections, la paix et la sécurité dans le pays", a expliqué Mme Mindaoudou.

La délégation ouest-africaine rencontrera l’ensemble de la classe politique togolaise, et donc les responsables de l’opposition, a-t-elle indiqué, sans autre précision.

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