DEPECHE

Présidentielle : Olympio appelle à "la désobéissance civile"

Le 8 mai 2003, publié sur ufctogo.com

ABIDJAN, 8 mai (AFP) - 13h21 - L’opposant togolais Gilchrist Olympio, dont la candidature à l’élection présidentielle du 1er juin a été rejetée par la Cour constitutionnelle a déclaré jeudi que son parti appellera à la "désobéissance civile" pour protester contre son exclusion.
"Nous allons appeler dans les jours à venir à la désobéissance civile, aux grèves, aux meetings populaires pour faire partir M. Eyadéma", a déclaré à l’AFP, M. Olympio par téléphone depuis Paris.

"Nous sommes décidés cette fois-ci à faire partir M. Eyadema, ne serait-ce que par la désobéissance civile qui, à la lonque, va paralyser tout le pays", a-t-il ajouté, qualifiant le scrutin de "non sens".

Mardi, la cour constitutionnelle togolaise a rejeté le recours introduit par Gilchrist Olympio après le rejet de son dossier de candidature à l’élection présidentielle par la commission électorale qui l’avait jugé "incomplet".

"C’est un non-évènement, on s’attendait à ce rejet. La question est maintenant de savoir si l’élection aura encore un sens après l’exclusion du parti le plus important de l’opposition. C’est ce que nous sommes en train d’évaluer en ce moment", a poursuivi l’opposant qui mise sur "suffisamment de pressions sur M. Eyadema, afin qu’il change d’avis".

M. Olympio, leader de l’Union des Forces du Changement (UFC, principal parti d’opposition) a également fait état d’une concertation avec les autres formations politiques d’opposition qui ont présenté des candidats.

"Nous nous sommes concertés. Les conditions que M. Eyadéma impose pour aller à ces élections sont inacceptables. Et même si nous y allons, nous risquons de perdre avant d’avoir commencé", a-t-il estimé, précisant que la décision "de boycotter ou non" n’a pas encore été arrêtée.

Le 1er mai, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, au pouvoir) a annoncé que son candidat serait le général Eyadéma, qui brigue ainsi un troisième mandat consécutif de cinq ans.

Le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 36 ans, ne pouvait jusqu’à présent pas se représenter aux termes de l’article 59 de la constitution, mais le 30 décembre dernier, le Parlement, largement dominé par le RPT, a procédé à un "toilettage" de la constitution et notamment modifié cet article qui interdisait jusque là d’effectuer plus de deux mandats.

Au total, sept dossiers de candidature, dont celui du président Eyadéma, ont été enregistrés par la CENI.

M. Olympio a par ailleurs fait part de sa "crainte" de mouvements de jeunes, "très excités en ce moment", et "nous risquons d’être débordés nous mêmes", a conclu l’opposant qui a également annoncé que Jean-Pierre Fabre, son numéro deux au sein de l’UFC, a quitté le Togo "pour des raisons de sécurité".

Dépêches suivantes

Dépêches précédentes

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
jeudi
23 novembre 2017
Lomé 30°C (à 11h)