DEPECHE

Liberia : le président nigérian Obasanjo négocie l’exil de Taylor

Le 6 juillet 2003, publié sur ufctogo.com

MONROVIA (Reuters) - Le président nigérian Olusegun Obasanjo est arrivé dimanche au Liberia où il doit rencontrer Charles Taylor pour tenter de négocier son départ de la présidence, réclamé par les Etats-Unis.

Des experts militaires américains étaient attendus ce dimanche dans le pays pour y évaluer la situation humanitaire.

Ce groupe de dix à quinze hommes pourraient former le fer de lance d’un déploiement américain plus important au Liberia, fondé au XIXe par des esclaves affranchis et aujourd’hui dévasté par 14 ans de violence.

Le président George W. Bush, qui entreprend cette semaine une tournée en Afrique, a dit et répété que Taylor devait démissionner. Mais le président libérien demande qu’une force de maintien de la paix soit déployée au préalable pour que les rebelles, voire ses propres combattants, n’échappent pas à tout contrôle.

"Nous avons formé une équipe d’évaluation pour l’assistance humanitaire qui doit s’envoler pour le Liberia aujourd’hui", a déclaré John Tomassi, porte-parole du commandement américain en Europe qui est basé en Allemagne. "Elle comprendra certainement dix à quinze personnes."

Ces experts américains doivent se retrouver sur la base militaire de Rota, dans le sud de l’Espagne, avant de gagner pour Monrovia en compagnie de dix à quinze Marines chargés d’assurer leur sécurité.

Les Etats-Unis étudient toujours la possibilité d’envoyer des troupes au Liberia, dix ans après leur retrait de Somalie. Les Etats d’Afrique de l’Ouest ont promis de dépêcher 3.000 soldats de maintien de la paix, mais ils souhaitent que Washington envoie 2.000 hommes.

MENACES DE PILLAGE

A Monrovia, le couple présidentiel a accueilli Obasanjo à l’aéroport. De source proche des services de sécurité, on déclarait à Reuters que le président nigérian venait parler d’un départ de Taylor en exil, de la composition d’une force étrangère, d’un gouvernement de transition et du vide que laissera le retrait du président libérien.

"Nous préférerions qu’il y ait un arrangement constitutionnel, mais il ne peut pas être mis en place dans l’immédiat", a dit Reuters Vaani Passawe, porte-parole de Taylor.

Le président libérien, qui ne contrôle plus qu’un petit tiers de son pays ruiné, est inculpé par le tribunal spécial chargé de juger les crimes de guerre pendant la guerre civile sierra-léonaise. Un haut responsable nigérian a déclaré vendredi que le président libérien avait d’ores et déjà accepté de s’exiler au Nigeria à l’invitation d’Obasanjo .

Des signes de plus en plus nombreux laissent penser que Taylor prépare son départ. Samedi, il a versé des primes à certains des combattants qui l’ont suivi durant des années en brousse avant qu’il ne remporte l’élection présidentielle de 1997. D’autres, moins chanceux, ont menacé de piller ce qui pourrait l’être.

Alphonso Toweh

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