DEPECHE

Les procès des hommes politiques largement commentés dans la presse togolaise

Le 6 juillet 2001, publié sur ufctogo.com

La presse togolaise a consacré cette semaine ses manchettes aux procès faits à l’ancien ministre des Droits de l’homme et de la promotion de l’Etat de droit, Harry Octaviano Olympio, et au président du Comité d’action pour le renouveau (CAR, opposition), Me Yawovi Agboyibo.

"Ce procès contre ma personne est celui de tout le peuple togolais", déclare Me Agboyibo dans les colonnes du "Carrefour", journal proche de l’opposition.

Le journal rappelle que c’est à la suite d’une démarche effectuée en octobre 1998 par une délégation du CAR auprès du général Séyi Mémène, alors ministre de l’Intérieur, pour protester contre la série de crimes perpétrés dans la préfecture de Yoto (sud-est) sur des paisibles citoyens, que le procès a été intenté.

De son côté, "Tingo Tingo", proche du pouvoir, fait remarquer que ce n’est pas la pléiade d’avocats (une cinquantaine) et les sympathisants des partis de l’opposition appelés à l’audience qui vont impressionner la cour.

Car, soutient-il, "le procès Agbéyomé contre Agboyibo n’est ni un procès contre le barreau de Lomé, ni contre l’opposition".

S’agissant du procès fait à l’ancien ministre Harry Olympio, le journal s’est contenté de retracer le fil de l’audience sans autres commentaires. Il estime que les témoins à charge ont "accompli leur mission", car le prévenu risque de lourdes peines de prison et d’amende.

Pour sa part, "Le Miroir", également proche du pouvoir, se demande si Harry Olympio est coupable ou non des faits qui lui sont reprochés.

Il fait le compte rendu de l’audience et conclut en faisant allusion à la plaidoirie des avocats de la défense : "Tout est dit pour rendre non coupable Harry Olympio, mais le dernier mot revient au président du tribunal".

Evoquant le procès contre Me Yawovi Agboyibo, le journal note que deux points seront au centre de ce procès : la preuve à apporter par le Premier ministre Agbéyomé Kodjo qu’il n’a rien à voir dans le meurtre de Koffi Mathieu Kégbé et la démonstration de Me Agboyibo que le plaignant est vraiment le commanditaire de cet assassinat.

Dans les deux cas, ajoute le journal, "il sera question d’exercices difficiles. Mais, fait-il observer, la démarche de Me Agboyibo sera plus difficile, voire périlleuse".

Quant au journal "Arcanes", il ouvre sa première page avec une interview du Pr Léopold Gnininvi, secrétaire général de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), qui affirme que le climat politique togolais, loin d’être fade, est extrêmement préoccupant.

Selon ce leader politique de l’opposition, le Togo court un grave danger de dérive et de dérapage s’il s’obstine dans sa fuite en avant.

Ces procès démontrent, a-t-il dit, que le pouvoir perd son sang froid et poursuit sa fuite en avant".

"Nous exigeons la libération sans conditions de Lucien Messan, de Kpizia et de Harry Olympio. Ces procès, comme celui en cours contre Me Agboyibo, ne font qu’aggraver le cas du Togo aux yeux de la communauté internationale. Notre image est déjà assez ternie. N’en rajoutons donc pas", a encore dit le Pr Gnininvi au journal.

Panapress, Lomé, Togo

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