DEPECHE

Les Togolais veulent réduire le nombre de repas quotidiens pour gérer la cherté de la vie

Le 10 avril 2008, publié sur ufctogo.com

Confrontés à la flambée des prix des produits de première nécessité, bon nombre de togolais envisagent tout simplement de réduire le nombre de repas quotidiens, a constaté APA.

« La solution aujourd’hui est de ne pas beaucoup manger dans la journée et moi je pense adopter la stratégie d’un seul bon repas quotidien », a confié à APA Ayaovi Awiti, étudiant à l’université de Lomé.

« Nous risquons d’arriver à un repas par jour si la situation perdure », a dit à APA Serge Dégbé, conducteur de taxi moto qui a révélé ne prendre que deux repas actuellement.

« Je mange à 11 heures et 17 h pour gérer la situation » a avoué ce jeune homme de 26 ans qui se réjouit de n’avoir pas encore de femme ni d’enfant.

Tout comme lui, beaucoup de Togolais réfléchissent sur les voies et moyens pouvant leur permettre de faire face à la flambée des prix des produits de première nécessité.

Le gouvernement a d’ailleurs reconnu une augmentation de 100 % de certains produits.

Presque tous les produits sont touchés par la hausse des prix, dans plusieurs marchés de la capitale togolaise.

Le bol de maïs vendu habituellement entre 200 et 250 FCFA coûte désormais 500 francs CFA, soit une augmentation de 100 %. Le Kilo de poisson chinchard vendu à 850 FCFA connaît une hausse de 11, 6 % puisqu’il est proposé maintenant à 950 FCFA. Le litre d’huile alimentaire d’arachide qui était à 500 FCFA connaît une augmentation de 40%, il coûte désormais 700 FCFA.

Le bol de sel vendu il y a peu à 300 FCFA est à 1000 FCFA alors que celui de la farine de manioc est fixé à 500 FCFA au lieu de 400 FCFA. Le bol de haricot oscille entre 1000 et 1200 F au lieu de 750 FCFA.

L’huile rouge de palme est désormais vendue à 1500 FCFA contre 700 FCFA

Le carton de lait est vendu à 12700 FCFA au lieu de 11900. Le prix de la baguette de pain est entre 75 et 100 FCFA. Les pâtes alimentaires qui étaient à 350 sont proposées à 400 FCFA et le sac de riz est cédé actuellement dans les marchés du Togo à 13500 FCFA au lieu de 11500 FCFA.

Pour Aladjou Agouta, secrétaire général de l’association togolaise des consommateurs (ATC), les consommateurs ploient sous le poids de la cherté de la vie avec la hausse des prix des produits de première nécessité.

Selon lui, les conditions de vie des togolais se sont considérablement dégradées du fait que leur pays sort d’une grave crise politique avec la suspension de la coopération entre Lomé et les bailleurs de fonds internationaux.

« A cela s’est ajoutée la dévaluation du franc CFA en 1994. Cette dévaluation n’a pas été suivie de mesures d’accompagnements dans le pays », a-t-il expliqué. Il a déploré par ailleurs le fait que les autorités n’aient pris jusqu’à présent aucune mesure concrète face à la situation

APA - Lomé (Togo)

© Copyright APA

Dépêches suivantes

Dépêches précédentes

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
lundi
11 décembre 2017
Lomé 25°C (à 09h)