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Les OGM : "un danger" pour le Burkina et l’Afrique, estiment des associations

Le 21 juin 2004, publié sur ufctogo.com

OUAGADOUGOU, 21 juin (AFP) - 20h21 - Un collectif d’organisations de la société civile burkinabè a jugé lundi que les organismes génétiquement modifiés constituent « un danger » pour l’Afrique et demandé un « moratoire de 5 ans » avant leur introduction au Burkina Faso.

« Devant l’ampleur du danger que représentent les OGM pour notre santé, nos terres et la vie des générations à venir et le risque à très brève échéance de mettre notre production sous dépendance, nous sommes plus qu’interpellés et personnes ne peut rester indifférent aux conséquences qui ne seront pas sélectives », ont averti une dizaine d’associations dans un communiqué parvenu à l’AFP. Depuis juin 2003, la firme américaine Monsanto mène des expériences en champs clos de coton transgénique « BT » dans deux régions du Burkina, où « l’or blanc » est la première ressource à l’exportation.

Lundi, lors de l’ouverture à Ouagadougou d’une conférence internationale sur la biotechnologie et les OGM, les présidents du Ghana, du Mali, du Niger et du Burkina se sont déclarés « favorables » à l’utilisation des OGM pour réformer en profondeur leur agriculture, tout en exigeant au préalable des garanties qu’ils ne présentent « aucun danger pour les populations et l’environnement ».

La réunion est organisée par le gouvernement américain représenté par son vice-ministre de l’Agriculture John Penn.

Pour les organisations burkinabè de défense de l’écologie, du tiers-monde et associations de femmes, signataires du texte, « il ne doit pas être permis que pour quelques intérêts immédiats de certains, on hypothèque la santé des hommes, des animaux et des plantes ».

« La consommation de produits finis des biotechnologies n’est qu’une solution à court terme et sans lendemain, une perpétuation de la dépendance vis-à-vis des multinationale »", insistent ces organisations, qui ne mentionnent toutefois aucune des conséquences potentielles des OGM.

En revanche, elles soutiennent que « l’une des causes de la famine est l’inégale répartition de la production » et regrettent qu’aucun thème sur ce sujet ne figure à l’ordre du jour de la conférence.

« Ceux qui s’engagent contre la subvention du coton par le gouvernement américain devraient prendre du recul en se demandant ce que viennent chercher les Américains et leurs multinationales au Burkina Faso en matière de biotechnologie », affirment-elles.

Le Burkina, le Bénin, le Tchad, le Mali exigent l’annulation des subventions accordés aux pays riches, notamment les Etats-Unis, qui causent d’énormes manques à gagner à leurs faibles économies.

« Derrière les objectifs annoncés de cette conférence, qui se déroule loin de notre peuple, se noue une véritable tragédie dont l’enjeu est la pénétration et l’expansion des OGM en Afrique de l’ouest », poursuivent les associations avant de conclure : « Les Américains entendent ainsi passer par le pauvre et nécessiteux Burkina Faso pour supplanter leurs rivaux européens pour le contrôle du marché africain ».

AFP

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