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Les Français du Togo mobilisés pour accueillir les évacués d’Abidjan

Le 11 novembre 2004, publié sur ufctogo.com

La communauté française établie au Togo se mobilise pour accueillir les Français évacués d’Abidjan, qui ont commencé à arriver mercredi soir à Lomé après avoir été victimes des violences des partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo.
"On s’occupe des Français, on est prêt à les accueillir chez nous, tous les membres de l’UFE (Union des Français de l’étranger) sont mobilisés et y sont prêts", déclare à l’AFP Claire Durand, élue des Français de l’étranger.

71 ressortissants français, surtout des femmes et des enfants, évacués d’Abidjan, sont arrivés à Lomé mercredi en fin de soirée à bord d’un avion de la compagnie Air Ivoire en provenance d’Abidjan. D’autres rotations étaient attendues jeudi.

La plupart d’entre eux n’ont pas l’intention de se rendre en France pour le moment, soit parce qu’ils ont de la famille au Togo ou dans les pays de la région comme le Sénégal, soit qu’ils souhaitent attendre de voir comment la situation va évoluer.

Mercredi soir, Mme Durand et le consul de France à Lomé, Jean-Claude Ursot, ont accueilli les évacués, les aidant dans les démarches consulaires et veillant à leurs besoins.

Parents ou amis étaient également à l’aéroport et aidaient les évacués choqués et épuisés.

"Tous les Français du Togo sont mobilisés, certains appellent l’ambassade pour dire qu’ils sont prêts à héberger des gens, pour aider", explique Mme Durand, qui précise que le lycée français de Lomé "est prêt également à accueillir les élèves en provenance d’Abidjan".

Les deux grands lycées français de la capitale économique ivoirienne ont été pillés puis incendiés en fin de semaine dernière par les "jeunes patriotes", farouches partisans du président Laurent Gbagbo.

Mardi soir, ce sont des blessés légers de l’armée française, membres de l’Opération Licorne, qui avaient transité par Lomé avant d’être transférés sur Paris.

La situation est assez semblable à celle de janvier 2003, quand des jeunes patriotes avaient attaqué tous les symboles de la présence française en Côte d’Ivoire pour protester contre la signature des accords de paix de Linas-Marcoussis.

"Il y a deux ans, nous étions partis directement au Sénégal, mais cette fois on transite par Lomé parce que c’était le plus rapide... On ne pouvait plus rester, il y avait trop de tension et de peur à Abidjan", confie une jeune mère de famille.

"Mon mari est resté sur place, je vais attendre un peu ici chez des amis et voir s’il peut nous rejoindre", ajoute-t-elle.

Les Français d’origine libanaise ont également fait jouer les réseaux d’amitié ou familiaux pour être hébergés à Lomé.

Beaucoup des évacués ont été conduits en minibus à l’hôtel du 2 Février de Lomé, un des plus grands hôtels de la ville.

Quelques 14.000 ressortissants français dont 8.000 binationaux vivaient en Côte d’Ivoire.

AFP

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