DEPECHE

Le régime togolais prend des engagements de démocratisation devant l’UE

Le 15 avril 2004, publié sur ufctogo.com

BRUXELLES, 14 avr (AFP) - 20h04 - Une délégation togolaise conduite par le Premier ministre Koffi Sama s’est engagée auprès de l’Union européenne mercredi à Bruxelles à prendre plusieurs mesures de démocratisation, dont une reprise "ouverte et crédible" et "sans délai" du dialogue avec l’opposition, a-t-on annoncé de source communautaire.
Parmi les 22 engagements pris par le Togo, figure aussi celui de "garantir, sans délai, l’action libre de tout parti politique, à l’abri de tout acte d’harcèlement", selon le texte des conclusions de la réunion communiqué par la Commission européenne.

La coopération entre l’UE et le Togo est suspendue depuis 1993. L’Union reproche au président togolais, le général Gnassingbé Eyadéma, les dérives autoritaires de son régime. Le général Eyadema est au pouvoir depuis 37 ans.

Le gouvernement togolais s’est également engagé à garantir un "processus électoral transparent et démocratique, et acceptable pour toutes les parties, dans un délai de six mois", selon les conclusions de la réunion.

Il a promis de "garantir à tous les partis politiques l’accès équitable aux médias publics" et d’organiser de nouvelles élections législatives "dès que possible", dans des "conditions transparentes" que pourront contrôler des observateurs internationaux.

Des élections locales devront aussi avoir lieu "dans un délai de douze mois, dans des conditions transparentes".

Le gouvernement togolais s’est par ailleurs engagé à "garantir à tout moment l’absence d’exécutions extra-judiciaires, de torture et d’autres actes inhumains et dégradants" et à "libérer l’ensemble des prisonniers politiques, clairement détenus en raison de leur opposition politique".

Les engagements togolais ont été pris lors de consultations prévues à cet effet dans l’article 96 de l’accord de Cotonou, qui régit les relations entre l’Union européenne et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).

Cet article définit les conditions dans lesquelles peuvent avoir lieu ces consultations avec un pays ACP ayant enfreint les droits de l’Homme ou les règles démocratiques.

"Il est encore trop tôt pour évoquer une éventuelle reprise de l’aide", a souligné Jean-Charles Ellerman-Kingombe, le porte-parole du commissaire européen au Développement, Poul Nielson.

"C’est maintenant au Togo de réaliser ses engagements. Tout dépendra de ses efforts", a-t-il déclaré à l’AFP.

Les conclusions de la réunion de mercredi soulignent d’ailleurs que "c’est de l’ampleur et de la matérialisation des engagements pris par les autorités togolaises que dépendront, de façon critique, la nature et l’étendue des mesures appropriées qui seront, le cas échéant, adoptées".

La Commission européenne présentera cet été ses propositions aux Etats membres sur les perspectives des relations avec le Togo, en fonction de l’évaluation des progrès réalisés par Lomé dans la mise en oeuvre de ses engagements, a précisé M. Ellerman-Kingombe.

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