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Le président du Nigeria annule son voyage au Togo

Le 11 février 2005, publié sur ufctogo.com

AFP (Lagos) - Le président du Nigeria Olusegun Obasanjo, président en exercice de l’Union africaine (UA), a annulé sa visite vendredi au Togo et menacé le nouveau régime togolais de sanctions après que les autorités togolaises eurent refusé l’autorisation d’atterrir à un avion transportant une partie de sa délégation, a annoncé vendredi matin sa porte-parole.

Le président nigérian devait se joindre vendredi à Cotonou, capitale économique du Bénin, à la délégation des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), qui doit se rendre ensuite dans la journée au Togo, a précisé Remi Oyo.

La délégation de la CEDEAO doit avertir le nouveau président togolais Faure Gnassingbé qu’ils n’acceptent pas le "coup d’Etat militaire" qui l’a porté au pouvoir samedi, a ajouté la porte-parole.

Mais le président du Nigeria a rappelé son ambassadeur au Togo et annulé son projet de déplacement, demandant aux autres chefs d’Etat de la CEDEAO d’envisager de demander des sanctions internationales contre le Togo.

"Jeudi soir, l’avion qui transportait la délégation avancée du président Obasanjo s’est vu refuser l’autorisation d’atterrir à Lomé, a déclaré Remi Oyo. En réponse à cette action inamicale et hostile, le président Obasanjo a prévenu le secrétaire exécutif de la CEDEAO, Mohammed Ibn Chambas de sa décision de ne pas participer à la délégation qui devait rendre visite au président du Togo".

"Ces dernières actions togolaises peuvent contraindre à déclencher les sanctions", a-t-elle souligné.

A la suite du décès le 5 février du général Gnassingbé Eyadéma, à l’âge de 69 ans après 38 ans de règne sans partage à la tête du Togo, son fils, Faure Gnassingbé, a été désigné par l’armée togolaise et confirmé comme son successeur par l’Assemblée nationale après une révision constitutionnelle express. Il a prêté serment le 7 février.

Un sommet extraordinaire de la CEDEAO mercredi à Niamey, avec la participation de neuf chefs d’Etat d’Afrique de l’ouest, a exigé "le retour de l’ordre constitutionnel" au Togo sous peine de "sanctions".

La délégation qui doit transmettre le message au nouveau chef d’Etat togolais vendredi devait comprendre, outre M. Obasanjo, les présidents nigérien Mamadou Tandja, béninois Mathieu Kérékou, malien Amadou Toumani Touré, ghanéen John Kufuor, et le président de la commission de l’Union africaine, Alpha Oumar Konaré.

AFP

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