DEPECHE

Le président Eyadéma confirme qu’il quittera le pouvoir en 2003

Le 4 juillet 2001, publié sur ufctogo.com

Le président du Togo, Gnassingbé Eyadéma, a confirmé mercredi à l’AFP qu’il quittera le pouvoir en 2003.
"En 2003, je vais me reposer", a ajouté M. Eyadéma qui dirige le pays depuis 1967.

"Nous sommes légalistes. L’article 59 de la Constitution dit que le président est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Et nous l’appliquerons. Je respecte la Constitution", a expliqué M. Eyadéma, lors d’un entretien à la présidence de la République.

Réélu en 1998 pour un dernier mandat de cinq ans en 1998, le président Eyadéma s’était engagé en 1999 à dissoudre l’Assemblée nationale en vue d’élections législatives et à ne pas se représenter à l’élection présidentielle prévue en 2003.

"Je ne fais que respecter la Constitution, dont je suis le garant", a-t-il commenté.

Les élections législatives sont théoriquement prévues les 14 et 28 octobre prochain. Toutefois, le décret gouvernemental convoquant les électeurs n’a pas encore été pris.

Concernant ces élections, le président Eyadéma a laissé clairement entendre que, dans le cas d’une défaite du parti au pouvoir, il ne se laisserait pas imposer un Premier ministre.

"Selon l’article 66, le président choisit le Premier ministre dans la majorité parlementaire", a expliqué le président.

"L’opposition veut m’imposer une personne. La Constitution ne le dit pas", poursuit M. Eyadéma, selon qui il faudrait, qu’en cas de victoire éventuelle de l’opposition, il puisse choisir entre "trois ou quatre personnes".

"Je ne refuse pas. La constitution dit que je choisis le Premier ministre", a martelé le chef de l’Etat.

L’article 66 de la constitution togolaise dit que "le président de la République nomme le Premier ministre dans la majorité parlementaire".

Les autorités togolaises ont adressé mardi à l’Union européenne une demande de financement des prochaines législatives. Une délégation européenne est attendue dans les tout prochains jours à Lomé pour évaluer les besoins de financement pour la tenue de cette consultation, a précisé le Président.

Parallèlement, des missions du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de la Francophonie sont attendues à Lomé dans le même but.

Pour sa part, le président Eyadéma a annoncé le versement de 100 millions de FCFA (1 MF) à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour la préparation et l’organisation du scrutin (révision des listes électorales, impression du matériel électorale, etc...).

"Le train est en marche", a déclaré à l’AFP le Premier ministre, Agbéyomé Kodjo.

Agence France-Presse (AFP), Lomé, Togo

Dépêches suivantes

Dépêches précédentes

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
mercredi
24 mai 2017
Lomé 27°C (à 09h)