DEPECHE

Le numéro 2 du parti de Gilchrist Olympio remis en liberté

Le 12 mai 2003, publié sur ufctogo.com

Jean-Pierre Fabre, le secrétaire général de l’Union des Forces du Changement (UFC), parti présidé par l’opposant Gilchrist Olympio, a été remis en liberté lundi matin après avoir été entendu par la police, a déclaré à l’AFP le ministre togolais de l’Intérieur, François Akila Esso Boko.

"Il a été auditionné par la police et l’enquête se poursuit", a indiqué M. Boko.

Jean-Pierre Fabre est rentré lundi matin à son domicile de Lomé, a confirmé son épouse à l’AFP.

M. Fabre avait été interpellé dimanche dans le cadre d’une enquête sur l’incendie d’une boutique d’une station-service Total de Lomé, mercredi dernier.

Cet incendie avait été commis par un petit groupe de jeunes se réclamant de l’UFC, quelques heures après le rejet par la Cour constitutionnelle du recours de Gilchrist Olympio, dont le dossier de candidature à l’élection présidentielle du 1er juin a été refusé par la Commission élctorale nationale indépendante (CENI).

Le soir même, un attentat à l’explosif, qui n’a pas fait de victime, avait été signalé dans un restaurant de la capitale.

Selon M. Boko, Jean-Pierre Fabre a été interpellé "dans le cadre de l’enquête ouverte par la police, suite aux actes criminels perpetrés, notamment l’incendie de la station et l’attentat à l’explosif dans le restaurant Okanvago".

"Le but est de savoir s’il y a un lien entre les propos de M. Fabre, qui a appelé la veille à la violence sur des ondes internationales, et les actes perpétrés", a expliqué le ministre.

La Cour constitutionnelle a rejeté la requête formulée par Gilchrist Olympio, opposant historique au président Gnassingbé Eyadéma, suite au refus par la CENI d’enregistrer son dossier, jugé "incomplet".

Le dossier de M. Olympio ne comportait pas le quitus fiscal et l’attestation de domiciliation, deux pièces obligatoires. La direction des impôts a refusé de délivrer son quitus à M. Olympio étant donné que celui-ci, de son propre aveu, ne dispose pas de revenus imposables dans le pays.

Au total sept dossiers, dont celui du président Gnassingbé Eyadéma, candidat du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, au pouvoir), ont été enrégistrés.

M. Eyadéma au pouvoir depuis 36 ans, avait annoncé en juillet 2001 son intention de se retirer de la course à la présidentielle de 2003, conformément à la constitution ancienne formule.

Mais le 30 décembre 2002, le Parlement a procédé à un "toilettage" de la constitution qui permet au général Eyadéma de se présenter pour un nouveau mandat.

AFP

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