DEPECHE

Le fils de Margaret Thatcher arrêté dans une affaire de mercenaires

Le 25 août 2004, publié sur ufctogo.com

JOHANNESBURG (AFP) - mercredi 25 août 2004 - 12h30 - Mark Thatcher, fils de l’ancien Premier ministre britannique Margaret Thatcher, a été arrêté mercredi au Cap pour son implication présumée dans une tentative de coup d’Etat en Guinée Equatoriale par des mercenaires.

L’interpellation de Mark Thatcher intervient le jour même de l’arrivée en Afrique du Sud du ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, pour une visite officielle de de deux jours.

"Les Scorpions ont arrêté le fils d’un ancien personnage politique important en Grande-Bretagne. Nous enquêtons sur une éventuelle violation de la loi sur l’assistance militaire à l’étranger", a déclaré le porte-parole des Scorpions, unité d’élite d’investigation, Makhosini Nkosi. Cette loi, adoptée en 1998, interdit toute participation à une activité mercenaire ou para-mercenaire (entraînement, recrutement, financement).

"Nous avons perquisitionné son domicile au Cap", a poursuivi le porte-parole. "Nous recherchons des documents qui pourraient impliquer Thatcher (...) Nous pensons qu’il a été responsable du financement de la tentative de putsch", a déclaré un autre porte-parole des Scorpions, Sipho Ngwema. Mark Thatcher, qui vit au Cap avec sa femme originaire du Texas (Etats-Unis) et ses deux enfants, doit comparaître devant le tribunal de Wynberg dans la journée.

Dix-huit hommes sont jugés à Malabo depuis lundi pour la tentative de coup d’Etat contre le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema. A Harare, la suite du procès de 70 autres mercenaires présumés, arrêtés au même moment, et qui devaient, selon le Zimbabwe, rejoindre le groupe de Malabo pour commettre le coup d’Etat, a été ajournée au 27 août.

Dans une interview au quotidien britannique The Telegraph le mois dernier, Mark Thatcher avait admis qu’il était ami de Simon Mann, un Britannique arrêté début mars à Harare et considéré comme le cerveau du complot de Malabo. Ce dernier aurait réussi à expédier une lettre depuis sa prison dans la banlieue de Harare pour demander l’aide de "Scratcher", nom de code présumé de Thatcher. "Rien de ce que je pourrais dire n’améliorerait la situation (...) Tous ses amis, dont je suis, sommes conscients qu’il est encore incarcéré et qu’il faut prendre garde à ne pas aggraver la situation", avait déclaré Mark Thatcher.

Dans une interview publiée début août par l’hebdomadaire français Jeune Afrique-L’Intelligent, Teodoro Obiang avait affirmé que Mark Thatcher et un ancien ministre étaient impliqués dans le complot fomenté à son encontre. "Certains éléments semblent indiquer que le fils de l’ancien Premier ministre Margaret Thatcher, Mark Thatcher, ait pu être dans le coup. Tout comme un ancien ministre de Mme Thatcher, dont je préfère pour l’instant taire le nom", avait déclaré le président équato-guinéen. Teodoro Obiang a aussi accusé un homme d’affaires libanais qui vit à Londres, Elie Khalil, et le leader de l’opposition équato-guinéenne, Serevo Moto, en exil à Madrid, d’être également impliqués.

© 2004 AFP

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