DEPECHE

Le fils Eyadéma toujours traité en chef d’État

Le 11 mars 2005, publié sur ufctogo.com

« Si je suis élu, je renforcerai l’État de droit... », a récemment déclaré à un confrère le candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT, parti au pouvoir), Faure Gnassingbé, fils du potentat décédé. Faut-il penser que le fils Eyadéma veuille s’arroger un droit d’inventaire sur le bilan des trente-huit années de règne sans partage de son père ? Difficile d’y adhérer. Quand on pense que pour qu’il renonce à son fauteuil présidentiel, il a fallu une forte pression de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

En attendant, tout se passe comme si Eyadéma fils démissionnaire de la fonction présidentielle en avait conservé tous les attributs. Le gouvernement que dirige Koffi Sama, n’a, semble-t-il, pas compris que le candidat Faure Gnassingbé n’était plus président et qu’il devait donc être traité comme un simple citoyen. L’État continue en effet de mettre à sa disposition tous les moyens
et privilèges de la fonction. Certains évoquent même les honneurs militaires. Au lendemain même de sa démission, pour marquer les esprits des Togolais, Faure Gnassingbé était allé rendre visite à Blaise Compaoré, le président du Burkina. Il n’a pas emprunté un avion de ligne commerciale mais l’avion présidentiel, à savoir le Boeing 707 Togo 01, flanqué d’une flopée de membres du gouvernement.

La presse locale, l’Ordre des avocats et la coalition des six partis de l’opposition s’en sont émus et ils ont fortement dénoncé cet étonnant maintien de toutes les prérogatives présidentielles. Mais, pour l’heure, cela n’a rien changé.

Serge-Henri Malet - L’Humanité (France)

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