DEPECHE

Le dépouillement suspendu a Lomé

Le 23 juin 1998, publié sur ufctogo.com

Le dépouillement du scrutin à Lomé, suspendu par la Commission électorale locale (CEL) lundi à 13H00, n’avait toujours pas repris à 23H00 (mardi). Dimanche, lors de l’élection présidentielle, le vote dans la capitale togolaise avait été perturbé par de nombreux retards, dus à une pénurie de matériel électoral (manque de bulletins notamment).

"Avec tous les problèmes d’hier, nous avons préféré suspendre le dépouillement", a expliqué un membre de la CEL, représentant du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir). Le dépouillement a été interrompu à partir de 13 heures. Les procès verbaux et fiches de décomptes des résultats étaient stockés dans une pièce fermée à clé, tandis que plusieurs gendarmes de la force mobile protégeaient les lieux.

Quatre observateurs de l’Union européenne refusaient de quitter le hall de la mairie, tant que ces bulletins ne seraient pas transmis à la Commission électorale nationale (CEN).

Interrogée à ce sujet, la présidente de la CEN, Mme Awa Nana, a affirmé que "rien ne justifie l’interruption d’un dépouillement". "S’il y a eu des fraudes, tout est prévu légalement pour invalider éventuellement les résultats", a-t-elle précisé.

Selon l’opposition, Gilchrist Olympio, le principal challenger du président sortant, le général Gnassingbè Eyadéma, a largement remporté le scrutin dans la capitale. Le RPT a lui-même reconnu que M. Olympio y avait réalisé "un bon score". Lomé représente 378.882 électeurs sur un total de 2,3 millions dans tout le pays. A 23H00 lundi, aucun résultat n’avait été communiqué par la Commission électorale, chargée de proclamer les résultats provisoires.

Agence France-Presse (AFP), Lomé, Togo

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