DEPECHE

Le conseiller Afrique du président Chirac rencontre l’opposition togolaise

Le 12 mars 2005, publié sur ufctogo.com

Le conseiller Afrique du président français Jacques Chirac, Michel de Bonnecorse, a rencontré vendredi à Lomé des responsables de l’opposition togolaise, a appris l’AFP vendredi soir auprès de l’opposition.

"On a discuté des élections, des conditions d’organisation, de transparence. La possibilité d’un report a été évoquée et M. Bonnecorse a répondu que cela dépendra des tâches à accomplir", a déclaré par téléphone un des participants de cette réunion qui a requis l’anonymat.

"En fait, la France tentera de faire en sorte que les élections aient lieu comme prévu le 24 avril", a-t-il confié après cette réunion estimant que "M. Bonnecorse a parlé de généralités sans dire de choses concrètes, plutôt de façon alambiquée et diplomatique. Il a écouté nos préoccupations".

"La réunion s’est tenue vendredi soir pendant une heure avec des représentants des principaux partis d’opposition et portait surtout sur ce que la France peut faire pour aider les élections et faire en sorte que le scrutin soit transparent", a expliqué un autre responsable de l’opposition qui a également souhaiter garder l’anonymat.

L’opposition estime que le délai de 60 jours prévu par la constitution en cas de vacance du pouvoir, pour l’organisation de l’élection présidentielle n’a pas été respecté : "cela n’a aucun sens de décompter les 60 jours à partir de la démission de Faure Gnassingbé, à moins qu’il y ait des coups en préparation par derrière", a estimé un des participants de la réunion.

Les autorités togolaises d’intérim ont proposé, pour accélérer le processus électoral, de distribuer les cartes électorales en même temps que s’inscrira l’électeur, ce que l’opposition rejette.

"Nous rejetons le système de révision des listes électorales tel qu’il est proposé, il est contraire au code électoral et porte en germe des risques de fraudes massives", a déclaré vendredi soir Jean Pierre Fabre, secrétaire général de l’Union des forces de progrès (UFC, de Gilchrist Olympio, en exil en France).

Ce scrutin présidentiel est organisé à la suite du décès, le 5 février, du président Gnassingbé Eyadéma, 69 ans, après 38 années de règne sans partage sur ce petit pays d’Afrique de l’ouest.

Après son décès, son fils, Faure Gnassingbé, lui avait succédé avec le soutien de l’armée, provoquant une grave crise qui avait mobilisé la communauté internationale, notamment africaine, qui avait réussi à obtenir la démission de M. Gnassingbé le 25 février.

Ce dernier sera cependant candidat à la présidence pour le Rassemblement du peuple Togolais (RPT, parti présidentiel fondé par son père).

AFP

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