DEPECHE

La presse anime le débat sur le retrait d’Eyadéma en 2003

Le 13 juillet 2001, publié sur ufctogo.com

Le départ annoncé du président Eyadéma de la scène politique à la fin de son mandat en 2003 et le procès opposant le Premier ministre Messan Agbéyomé Kodjo au président du Comité d’action pour le renouveau (CAR, opposition) ont fait cette semaine la une de la presse togolaise.

Carrefour, proche de l’opposition, affiche dans sa manchette : "Eyadéma confirme son départ en 2003, faut-il croire au père Noël ?".

Le journal, après avoir rappelé l’annonce de retrait faite par le chef de l’Etat togolais en 1974 où "les hommes de main du régime avaient réussi des montages mémorables", se demande : "L’histoire va-t-elle se répéter".

Pour l’hebdomadaire, ce passé "nourrit le doute" et l’entourage du chef de l’Etat togolais est "peu rassurant".

Pour Crocodile, également critique à l’égard du pouvoir, "le départ en l’an 2003 d’Eyadéma se passe de commentaire", faisant remarquer que "la déclaration d’Eyadéma ne doit pas surprendre, car cette fois-ci, c’est la loi qui le fait partir".

Le journal note que "si surprise, il doit y avoir, c’est bien son entourage qui est dans le dédale".

Il affirme cependant qu’il reste une seule chose pour lier la parole à l’acte, la dissolution de l’actuelle Assemblée nationale".

S’agissant du procès opposant le Premier ministre Messan Agbéyomé Kodjo au président du CAR, Me Yawovi Agboyibo, Tingo Tingo, proche du pouvoir, titre en manchette : "Et si les deux frères s’entendaient !" Pour l’hebdomadaire, l’affaire "risque de dégénérer si rien n’est entrepris pour chercher un règlement à l’amiable".

Il affirme que MM. Agbéyomé Kodjo et Yawovi Agboyibo qui sont "deux frères d’ethnie (...) doivent faire table rase de leurs divergences pour oeuvrer au retrait de la plainte au niveau du tribunal", car soutient-il, "il est temps qu’au Togo on cesse de prêter le flanc à l’esprit de la division".

Le procès Agbéyomé-Agboyibo, conclut-il, "ne profite en définitive à personne au Togo".

Même son de cloche dans Carrefour, qui, après avoir relevé la division que ce procès devrait engendrer au sein de la population de la préfecture de Yoto (sud-est du Togo), soutient que "si cette préfecture, de par sa situation originale, pourrait trouver elle-même une solution originale, ce serait d’appeler ses deux fils, Me Yawovi Agboyibo et son petit frère Messan Agbéyomé Kodjo à revenir à la maison en abandonnant ce procès".

Par contre, Crocodile soutient que ce procès et celui de l’ancien ministre Harry Olympio "mettent à nu la justice togolaise".

Le journal relève "les contradictions" qu’essaie de gérer le tribunal devant la requête en récusation du juge formulée par les avocats de la défense.

(PanaPress, Lomé, Togo

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