DEPECHE

La grippe aviaire progresse en Afrique, des poulets morts en Ethiopie

Le 1er mars 2006, publié sur ufctogo.com

Au lendemain de l’annonce de cas de H5N1 au Niger, la grippe aviaire gagne du terrain en Afrique et touche désormais l’Est du continent, avec la mort de 6.000 poulets en Ethiopie, où les autorités ne sont pas encore en mesure de préciser s’il s’agit du redoutable virus H5N1.

Plus de 6.000 poulets ont péri depuis le 16 février dans une ferme gouvernementale d’élevage de Gubere, à environ 175 km au sud-ouest de la capitale Addis Abeba.

"Selon notre laboratoire (...), il s’agit de la grippe aviaire, mais il y a plusieurs types de grippe aviaire", H5N1 mortel, mais aussi H5N2, H7N7, a déclaré le porte-parole du ministère éthiopien de l’Agriculture et du Développement rural, Mulugeta Debalkew.

"Pour déterminer le type de virus, nous devons envoyer des échantillons dans un autre laboratoire en Italie", a-t-il ajouté.

Ces échantillons doivent être expédiés dans les 48 heures, à compter de mardi. Les autorités éthiopiennes ne savaient pas encore quand les résultats des analyses seraient disponibles.

Jusqu’à présent, trois pays d’Afrique ont enregistré des cas de H5N1, après l’Asie et l’Europe : le Nigeria officiellement depuis le 8 février, l’Egypte depuis le 17 février et le Niger depuis lundi.

La maladie gagne du terrain sur le continent le plus pauvre de la planète, qui manque cruellement d’infrastructures pour prévenir la propagation de l’épizootie.

En Afrique, la volaille vit souvent en liberté, le long des routes et parfois même dans les habitations, ce qui multiplie encore les risques de contamination.

Mardi, des experts vétérinaires de 50 pays européens, réunis à Paris, ont d’ailleurs insisté sur la nécessité d’aider les pays pauvres pour lutter contre une contamination généralisée. "Un seul pays défaillant mettrait en danger le reste de la planète", a prévenu le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), Bernard Vallat.

Par exemple, la République démocratique du Congo (RDC), pays qui sort de cinq années de guerre (1998-2003), ne dispose d’aucun système de prévention des épidémies et sera incapable d’établir un contrôle dans les campagnes ou parcs nationaux où les oiseaux migrateurs, qui peuvent être porteurs du H5N1, sont susceptibles de se poser, selon un expert du ministère de l’Agriculture, qui s’exprimait à Kinshasa sous couvert d’anonymat.

"Il n’est pas exclu" que le H5N1 se trouve dans d’autres pays africains que ceux où des cas ont officiellement été répertoriés, a par ailleurs reconnu Modibo Traoré, le directeur du Bureau interafricain des ressources animales (BIRA), département de l’Union africaine (UA) basé à Nairobi.

Jusqu’à présent, le H5N1 a déjà fait plus de 90 morts, principalement en Asie, depuis 2003. Aucune personne n’est décédée officiellement du H5N1 en Afrique.

La majorité des victimes vivaient au contact d’oiseaux domestiques, la maladie pouvant en effet se transmettre de l’animal à l’homme en cas de proximité avec des volailles infectées.

Le virus H5N1 a aussi provoqué la mort de quelque 200 millions de volatiles, dont 300.000 au Nigeria, ayant succombé à cet agent infectieux ou ayant été abattues dans le but d’enrayer sa propagation.

En Ethiopie, les quelque 9.000 poulets encore vivants dans l’exploitation gouvernementale où des volatiles sont morts de la grippe aviaire devaient être tués puis incinérés à partir de mardi, selon les autorités.

Au Kenya voisin, où environ 400 poulets morts ont été retrouvés dans un terrain vague, les autorités ont affirmé mardi que les tests de grippe aviaire menés sur ces volailles s’étaient révélés négatifs.

Le 8 décembre, deux foyers du virus H5N2 de la grippe aviaire avaient par ailleurs été découverts en Afrique australe, au Zimbabwe.

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