DEPECHE

La décision de M. Gnassingbé "inacceptable", sanctions "imminentes" (Obasanjo)

Le 19 février 2005, publié sur ufctogo.com

Le chef en exercice de l’Union africaine (UA), le président nigérian Olusegun Obasanjo, a qualifié "d’inacceptable" la décision du président investi togolais Faure Gnassingbé de se maintenir au pouvoir jusqu’à une élection présidentielle, menaçant le Togo de sanctions imminentes, a rapporté samedi sa porte-parole.

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’UA "vont insister sur le fait que si (les responsables togolais) ne reviennent pas au statu quo antérieur, des sanctions imminentes vont suivre", a déclaré sa porte-parole, Remi Oyo, à l’AFP.

Elle s’exprimait après une rencontre entre M. Obasanjo et une délégation de trois responsables du nouveau pouvoir togolais.

"Ils sont de nouveau venus pour répéter au président (Obasanjo) ce qu’ils avaient décidé de faire au Togo, des décisions qui sont en contradiction avec ce que les autorités de la CEDEAO leur ont demandé de faire. Le président Obasanjo leur a dit que c’était inacceptable", a poursuivi Mme Oyo.

Le président investi Faure Gnassingbé, fils du président défunt Gnassingbé Eyadéma, a annoncé vendredi soir l’organisation d’une élection présidentielle dans un délai de 60 jours et son maintien au pouvoir jusqu’à ce scrutin.

Cette décision "est la plus inacceptable parce qu’elle est en contradiction avec la Constitution. Ceci est inconstitutionnel", a-t-elle dit.

"Les chefs d’Etat de la CEDEAO et de l’UA ont dit que la Constitution dans son intégralité devait être respectée, et si (les responsables togolais) ne le font pas, des sanctions immédiates vont suivre", a poursuivi la porte-parole.

La CEDEAO avait déjà menacé d’appliquer au Togo son "protocole sur la bonne gouvernance", qui prévoit, au pire, la suspension de ce pays des instances de la communauté régionale.

La délégation togolaise était conduite par le Premier ministre Koffi Sama, et comprenait notamment un conseiller du président défunt Gnassingbe Eyadema.

"Ceci est un cas classique de ce qui ne doit pas arriver en Afrique, et l’Afrique ne peut pas se permettre de se ridiculiser et de se discréditer à cause de conseillers qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts. Et ce sont les conseillers du père de Faure qui le tiennent désormais en otage pour leurs propres intérêts", a-t-elle accusé.

Le président Gnassingbé Eyadéma est décédé le 5 février à l’âge de 69 ans et Faure Gnassingbé, désigné par l’armée pour lui succéder, a été investi le 7 février, après que son accession au pouvoir eut été avalisée par les députés grâce à une modification express de la Constitution.

La Constitution togolaise prévoit, en cas de décès du chef de l’Etat, un intérim du président de l’Assemblée nationale et l’organisation d’une élection présidentielle dans les 60 jours.

Le président de la Commission de l’UA Alpha Oumar Konaré a aussi dénoncé samedi la décision de Faure Gnassingbé "de se maintenir au pouvoir" et a de nouveau demandé "le retour à la légalité constitutionnelle".

AFP

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