DEPECHE

La coalition de l’opposition boude la rencontre de Niamey

Le 20 avril 2005, publié sur ufctogo.com

Les principaux partis de l’opposition togolaise annoncent qu’ils ne participeront pas à une réunion organisée par le bloc économique ouest-africain avant l’élection présidentielle anticipée de dimanche, dont ils réclament le report.

L’opposition a affirmé que sept de ses partisans avaient été tués lors de violences qui ont ponctué des manifestations ce week-end à Lomé. Le ministère de l’Intérieur a démenti toute "mort d’hommes", mais les affrontements laissent redouter le pire pour le jour du scrutin.

Le président nigérien Tandja Mamadou, qui préside la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), a donc convoqué les candidats à la présidentielle mercredi à Niamey pour les appeler à "prendre leurs responsabilités et revenir à la raison afin que le processus soit conduit à bon terme", a fait savoir un porte-parole nigérien.

Mais Yawovi Agboyibo, dirigeant d’une alliance de six partis d’opposition de l’ex-colonie française, a affirmé qu’il ne pourrait pas y avoir de négociations au Niger si le scrutin présidentiel n’était pas reporté.

"Sans ce report, pas question d’aller a Niamey", a dit Agboyibo lors d’une conférence de presse.

Pascal Bodjona, porte-parole de Faure Gnassingbé, le candidat du parti au pouvoir, a précisé mardi soir que ce dernier assisterait aux discussions.

"Nous serons à Niamey pour écouter ce qu’ils ont à nous dire", a dit Bodjona. Deux autres candidats, Harry Olympio et Nicolas Lawson, ont dit à Reuters qu’ils participeraient à cette réunion.

INQUIETUDES A PARIS ET WASHINGTON

Jean-Pierre Fabre, représentant de l’Union des forces pour le changement (UFC), principale formation de l’opposition, avait déclaré de son côté : "Tout le monde connaît la cause de cette dégradation : c’est la mauvaise révision des listes électorales."

Après la mort de Gnassingbé Eyadéma, en février, et la tentative avortée de nommer l’un de ses fils, Faure, à sa succession, les autorités togolaises ont annoncé sous la pression internationale la tenue d’une élection présidentielle anticipée le 24 avril.

Mais l’opposition redoute que le scrutin, organisé hâtivement selon elle, ne soit manipulé en faveur du candidat du pouvoir.

La France, dont le président Jacques Chirac était un "ami personnel" d’Eyadéma, et les Etats-Unis ont lancé un appel au calme. Le Quai d’Orsay a exhorté "tous les acteurs politiques togolais à faire preuve de responsabilité" tandis que le département américain d’Etat mettait en demeure le gouvernement togolais de "mener une élection crédible".

"Les informations faisant été d’inscriptions incomplètes sur les listes électorales, de distribution inégale des cartes d’électeurs et les violences sont troublantes", a souligné Richard Boucher, porte-parole de Condoleezza Rice.

Les six partis de l’opposition en question se sont alliés autour de la candidature d’Emmanuel Akitani-Bob, le vice-président de l’UFC. Mais Gnassingbé est le grand favori.

par John Zodzi - Reuters

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