DEPECHE

La coalition de l’opposition togolaise au bord de l’éclatement

Le 24 avril 2003, publié sur ufctogo.com

La Coalition des forces démocratiques (CFD), qui regroupe huit partis d’opposition togolais, était au bord de l’éclatement jeudi après la décision de son président, Yawovi Agboyibor, de se porter candidat à l’élection présidentielle du 1er juin.
Après plus de trois mois de consultations infructueuses, et à moins d’une semaine de la date limite de dépôt des dossiers, la CFD n’est toujours pas parvenue à s’accorder sur un candidat unique, et les discussions se poursuivaient jeudi à huis clos au siège de la coalition.

Mercredi soir, l’instance dirigeante du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), un des membres de la CFD, a décidé de présenter son leader Yawovi Agboyibor comme son candidat à l’élection présidentielle.

Le CAR estime dans son communiqué que par "manque d’objectivité, la CFD n’a pu jusqu’à ce jour s’entendre sur un nom, après plusieurs mois de consultations, de sorte qu’à quelques jours du délai d’expiration de dépôt de candidature, les populations se demandent si l’opposition va vers un nouveau boycott".

"La candidature de Yawovi Agboyibor est une nouvelle donnée que cette coalition aura à gérer. Mais il est toujours permis d’espérer", a déclaré à l’AFP Léopold Gnininvi, secrétaire général de la Convention Démocratique des peuples Africains (CDPA), qui brigue lui aussi le poste de candidat unique de la CFD.

"Je respecte le libre arbitre de chacun. Pour le moment, nous ne savons pas s’il est toujours avec nous. En tout cas, nous essaierons de faire avec ceux qui resteront dans le groupe", a-t-il ajouté.

Le président Gnassingbé Eyadéma, auquel la Constitution, modifiée en décembre dernier par le parlement, permet de briguer un nouveau mandat après 36 ans de pouvoir, ne s’est toujours pas officiellement prononcé sur sa candidature.

Son opposant de toujours, Gilchrist Olympio, leader de l’union des Forces du Changement (UFC, principal parti d’opposition) a annoncé officiellement sa candidature le 28 mars dernier depuis Paris.

M. Olympio a déclaré qu’il serait de retour à Lomé samedi, après plusieurs années d’exil à l’étranger.

Parmi les modifications adoptées par le Parlement figure notamment l’exigence posée par le code électoral faite à tout candidat à la présidentielle d’avoir résidé au Togo pendant au moins 12 mois avant le scrutin. Cette disposition exclut théoriquement M. Olympio de la course.

Pour protester contre la décision de la CFD de participer à une nouvelle Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) chargée de la supervision et de la transparence de ces élections, le 26 février dernier, l’UFC avait quitté la coalition avec fracas.

Le parti de M. Olympio avait estimé que la Ceni, qui compte quatre représentants de l’opposition parmi ses neuf membres, "a été vidée de toute sa substance" et "participe d’une volonté de tromper la classe politique".

AFP

Dépêches suivantes

Dépêches précédentes

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
samedi
16 décembre 2017
Lomé 30°C (à 17h)