DEPECHE

La Francophonie suspend la participation du Togo de ses instances

Le 9 février 2005, publié sur ufctogo.com

L’Organisation internationale de la francophonie a décidé la suspension de la participation du Togo à ses instances ainsi que celle de la coopération multilatérale avec ce pays, a annoncé mercredi l’organisation.

Le Conseil Permanent de la Francophonie réuni mercredi à Paris en session extraordinaire "prononce la suspension de la participation des représentants du Togo aux instances de l’Organisation internationale de la francophonie et la suspension de la coopération multilatérale francophone, à l’exception des programmes bénéficiant directement aux populations civiles et de ceux qui peuvent concourir au rétablissement de la démocratie", a indiqué l’OIF dans un communiqué.

La Francophonie "condamne avec la plus grande fermeté le coup d’Etat perpétré par les forces armées togolaises et les violations caractérisées et répétées de toutes les dispositions constitutionnelles en vigueur, au mépris absolu des principes de l’Etat de droit".

Ces décisions sont prises en raison de "la distorsion ainsi marquée avec les engagements souscrits au titre de la déclaration de Bamako sur le respect des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone".

Le Conseil permanent de la francophonie a décidé de demeurer saisi de cette situation jusqu’à sa prochaine session ordinaire, le 8 avril 2005, et donne mandat au Secrétaire général de l’OIF, Abdou Diouf, "de prendre toutes les mesures appropriées pour l’application de la présente résolution, notamment par l’envoi d’un émissaire chargé de transmettre la teneur des dispositions qui précèdent et de lui faire rapport sur l’évolution de la situation".

Depuis la déclaration de Bamako, adoptée en novembre 2000, c’est la première fois que l’OIF décide de suspendre la participation des représentants d’un pays, indique-t-on à l’OIF.

Malgré les pressions internationales, Faure Gnassingbé a été porté au pouvoir par l’armée togolaise et nommé chef de l’Etat, après une réforme rapide de la Constitution, au lendemain du décès le 5 février de son père, Gnassingbé Eyadéma, qui a exercé 38 ans de pouvoir sans interruption.

AFP

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