DEPECHE

La France déjoue une tentative de coup d’Etat en Côte d’Ivoire

Le 25 août 2003, publié sur ufctogo.com

PARIS (AFP) - 25/08/2003 17h36 - La France a annoncé lundi avoir déjoué une tentative de coup en Côte d’Ivoire, menée depuis l’Hexagone, en arrêtant samedi en région parisienne dix personnes, dont l’ancien putschiste ivoirien le sergent-chef Ibrahim Coulibaly, dit "IB".

Selon le parquet de Paris, quatre hommes ont été arrêtés à l’aéroport de Roissy, alors qu’ils s’apprêtaient à partir pour la Côte d’Ivoire et six personnes, dont "IB", ont été appréhendées au Méridien, un hôtel près de la gare Montparnasse. L’un des membres de ce groupe, un garde du corps, a été relâché.

Une onzième personne a été interpellée lundi en France, a-t-on ajouté de même source, sans préciser où elle avait été appréhendée.

Au moins deux des hommes interpellés étaient, selon le parquet, déjà connus pour leurs activités de mercenaires.

"Les autorités françaises, ayant eu connaissance de projets de déstabilisation à l’encontre de la République de Côte d’Ivoire, pays ami et allié, ont pris toutes les dispositions nécessaires pour mettre un terme à cette opération. L’affaire est actuellement entre les mains de la Justice", avait annoncé le porte-parole du Quai d’Orsay Hervé Ladsous, dans un point de presse à Paris, lundi en fin de matinée,.

"Cette opération constitue le premier cas d’application de la nouvelle loi du 15 avril 2003 contre le mercenariat et que la France entend appliquer avec la plus grande fermeté. Je vous rappelle que nous attendons de tous les ressortissants étrangers hébergés dans notre pays une attitude de réserve et de retenue", a ajouté M. Ladsous, qui n’a pas donné plus de précision sur ce nouveau développement dans l’ancienne colonie française en proie à une forte agitation depuis une tentative de coup le 19 septembre 2002.

La juge antiterroriste parisienne Marie-Antoinette Houyvet était saisie depuis jeudi d’une enquête judiciaire, ouverte pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et "recrutement spécial de mercenaires".

Jeudi, "IB", chef de file des putschistes ayant porté au pouvoir le général Robert Gueï en décembre 1999, avait annoncé son intention de rentrer dans son pays "courant septembre" pour profiter de l’amnistie récemment votée par le Parlement ivoirien et revoir sa famille.

"Une amnistie a été décrétée qui dit que tous les fils de la Côte d’Ivoire peuvent rentrer au pays. J’en profiterai courant septembre. L’important pour moi, c’est de revoir ma mère, mes frères, mes amis, ma patrie, que je n’ai pas revus depuis trois ans", avait déclaré à l’AFP "IB", qui a vécu au Burkina Faso l’essentiel de son exil.

Depuis la tentative de coup de septembre 2002, la Côte d’Ivoire n’a pas retrouvé sa stabilité, malgré la formation d’un gouvernement d’union nationale avec la participation des opposants et des anciens rebelles.

Un accord a bien été signé entre le pouvoir central et la rébellion à Marcoussis en janvier 2003, mais les ministères de la Défense et de l’Intérieur, deux portefeuilles stratégiques jusqu’à présent pourvus par des intérimaires, cristallisent tous les désaccords entre le camp du président Laurent Gbagbo, l’opposition et les rebelles.

La France, intervenue pour bloquer l’avancée des rebelles sur Abidjan, s’est fortement impliquée militairement et diplomatiquement pour tenter de re-stabiliser l’ancien fleuron de l’Afrique francophone.

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