DEPECHE

L’opposition togolaise appelle au respect de la Constitution

Le 8 août 2001, publié sur ufctogo.com

La section française de l’Union des forces du changement (UFC) de Gilchrist Olympio a dénoncé, dans une déclaration rendue publique mercredi à Paris, "les manoeuvres électoralistes" du général Gnassingbé Eyadéma en vue de se maintenir au pouvoir.

Cette réaction de la section française de l’UFC est partie d’une interview accordée le 4 juillet à l’Agence France Presse (AFP) par Eyadema qui a affirmé qu’il "ne se laisserait pas imposer un Premier ministre" si sa formation politique n’était pas majoritaire à l’issue des élections législatives des 14 et 28 octobre prochains.

L’UFC rappelle que l’article 66 de la Constitution actuellement en vigueur au Togo stipule que le président de la République "nomme" le Premier ministre dans la majorité parlementaire.

Selon les camarades d’Olympio, les propos du chef de l’Etat togolais seraient relatifs à une tentative préméditée de "tordre le cou, une fois de plus, à la loi fondamentale du pays, ainsi qu’à ses institutions".

Le texte de l’UFC réaffirme que les articles 77 et 78 de la Constitution togolaise disposent très clairement que "le gouvernement détermine, conduit la politique de la nation et dirige l’administration civile et militaire".

Ainsi, il dispose de l’administration, des forces armées et de sécurité. Le gouvernement est responsable devant l’Assemblée nationale. Le Premier ministre est le chef du gouvernement, dirige son action et coordonne les fonctions des autres membres".

L’idée du président togolais de se réserver le choix d’un Premier ministre, pas forcément de la majorité parlementaire "par peur d’une politique d’exclusion" comme il l’a souligné au cours de l’interview, ne serait aux yeux de l’UFC "qu’un fallacieux prétexte".

Selon la déclaration de ce parti, le but de la manoeuvre du général Eyadéma serait tout simplement de continuer à tenir les rênes du pouvoir au cas où le Rassemblement du peuple togolais (RPT), son parti, perdrait les élections législatives.

La désignation du prochain Premier ministre n’est pas le seul point suscitant les récriminations de l’UFC, qui estime que le général Eyadema serait capable de briguer un nouveau mandat en 2003, en dépit de l’article 59 de la Constitution qui ne lui en donne plus l’opportunité.

Thomas Atenga, Agence PANAPRESS, Paris, France

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