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L’opposition réclame toujours le départ de Faure Gnassingbé

Le 21 février 2005, publié sur ufctogo.com

Deux des principaux partis d’opposition togolais ont dénoncé lundi le maintien au pouvoir du président investi, Faure Gnassingbé, affirmant que le retour aux anciennes dispositions constitutionnelles voté par les députés ne réglait pas la crise de succession du pays.

"C’est de plus en plus ridicule. Les députés ont remis les 60 jours pour la présidentielle dans la Constitution après que le président eut annoncé l’organisation du scrutin dans 60 jours", affirme Jean Pierre Fabre, secrétaire général de l’Union des forces de changement (UFC), de Gilchrist Olympio.

Selon lui, M. Gnassingbé "peut faire tout ce qu’il veut, il n’est pas à sa place. Tout ce que fait le régime, c’est pour perpétuer le système. Nous sommes très sereins, ils vont finir par fuir".

Le président du Comité d’action pour le renouveau (CAR), Yawovi Agboyibo a pour sa part estimé que "c’est une bonne chose qu’ils aient abrogé les modifications anticonstitutionnelles, mais le problème demeure".

"Aujourd’hui le remplacement de M. Natchaba Ouattara (président de l’assemblée nationale dont la constitution prévoyait qu’il mènerait le pays à la présidentielle en soixante jours NDLR) par Faure Gnassingbé reste un problème, le coup d’Etat militaire reste une réalité, on a juste fait sauter l’habillage constitutionnel", a-t-il estimé.

M. Fabre a expliqué que son parti souhaite voir la crise "se régler en deux étapes. D’abord le rétablissement de la légalité constitutionnelle, et ensuite l’organisation d’une élection présidentielle libre, démocratique et sans exclusive aucune".

"Il faut régler le problème des exclusions discriminatoires au Togo", a-t-il ajouté. La Constitution prévoit notamment que les candidats à l’élection présidentielle aient résidé douze mois d’affilée au Togo avant le scrutin, ce qui exclut d’office M. Olympio, en exil en France.

Les députés togolais ont révisé lundi matin la Constitution et sont revenus au texte d’avant la réforme du 6 février, sans toutefois remettre en question l’investiture de Faure Gnassingbé à la tête du pays jusqu’à l’organisation d’une élection présidentielle dans les 60 jours.

La Constitution avait été une première fois révisée 6 février pour permettre à Faure Gnassingbé de devenir président de l’Assemblée nationale et ensuite de prêter serment le lendemain devant la cour constitutionnelle comme chef de l’Etat, et succéder ainsi à son père le général Gnassingbé Eyadema décédé le 5 février.

AFP

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