DEPECHE

L’opposition réclame des "accords politiques" avant la présidentielle

Le 25 février 2005, publié sur ufctogo.com

LOME - Six partis politiques de l’opposition au Togo ont réclamé vendredi la conclusion d’"accords politiques" avant l’organisation d’une élection présidentielle, annoncée le 18 février, dans un délai de 60 jours par les autorités togolaises.

"Nous voulons des accords politiques avant des élections présidentielles ouvertes à tout le monde", a déclaré Emmanuel Akitani Bob, vice-président de l’Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio (principal opposant, qui vit en exil en France), lors d’une conférence de presse avec notamment le Comité d’action pour le renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo.

Selon M. Akitani, l’élection présidentielle "doit être organisée non pas sur la base de l’actuelle Constitution", mais selon "un consensus" autour des 22 engagements pris par le gouvernement togolais le 14 avril 2004 avec l’Union européenne (UE) pour la reprise de la coopération.

"Nous demandons des élections libres, transparentes et sans exclusion", a aussi déclaré Yawovi Agboyibo.

"Une concertation est indispensable (avant l’élection : ndlr) et le rétablissement de l’ordre constitutionnel ne règle pas la crise en cours au Togo", a-t-il précisé.

La Constitution en vigueur le 5 février au moment du décès du général Gnassingbé Eyadéma, le père de l’actuel homme fort, prévoyait une vacance du pouvoir assurée par le président de l’assemblée nationale, et un scrutin présidentiel dans les 60 jours.

Sa modification express par les députés, le 6 février, avait permis à Faure Gnassingbé, choisi par l’armée, d’être investi président.

Elle a été rétablie le 21 février par une nouvelle révision des députés, comme l’exigeait la communauté internationale, sans toutefois remettre en cause la présence à la tête de l’Etat de Faure Gnassingbé.

"Il n’y a pas d’obligation d’organiser des élections dans un délai de 60 jours", a de son côté martelé, Tchessa Abi, secrétaire général du Pacte social pour le renouveau (PSR), réclamant "des concertations consensuelles avant les élections".

La Constitution actuelle interdit à M. Olympio de se présenter à une élection présidentielle, car tout candidat doit avoir séjourné 12 mois consécutivement au Togo s’il veut se présenter.

Dans une plate-forme commune de "sortie de crise", les six partis demandent "la démission" de M. Gnassingbé et "le rétablissement" de Fambaré Natchaba Ouattara dans ses fonctions de président de l’Assemblée nationale qui dirigeait cette assemblée avant le 5 février.

Ces formations de l’opposition ont également confirmé la manifestation de samedi pour exiger "la démission" de Faure Gnassingbé.

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