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L’opposition juge insuffisant le retrait de Gnassingbé du pouvoir

Le 26 février 2005, publié sur ufctogo.com

L’opposition traditionnelle togolaise a réclamé samedi le "rétablissement complet" de la légalité constitutionnelle, jugeant insuffisante l’annonce vendredi du retrait de l’homme fort du Togo Faure Gnassingbé de la tête du pays.
"Ce que nous voulons est un bloc et non des pièces éparses. Nous voulons le rétablissement de la légalité constitutionnelle et l’installation de Natchaba (l’ancien président de l’assemblée nationale démis) dans ses fonctions de président intérimaire", a déclaré à l’AFP Jean-Pierre Fabre, secrétaire général de Union des Forces de changement (UFC de de Gilchrist Olympio, en exil en France).

"Nous voulons en plus un accord politique pour discuter des conditions d’organisations d’élections libres, transparente et démocratiques", a-t-il ajouté.

"Toutes les mesures qui sont prises (..) sont des subterfuges en direction de la communauté internationale (...) il faut tenir compte de notre volonté et nous allons lutter jusqu’à la satisfaction de nos exigences", a-t-il précisé, estimant que "l’élection de Bonfoh (le nouveau président intérimaire) est nulle et de nul effet : c’est le coup d’Etat qui se poursuit". "Natchaba n’est pas mort, il est victime d’un coup d’Etat, il faut qu’il revienne pour occuper ses fonctions".

Pour le président du Comité d’action pour le renouveau (CAR) Yawovi Agboyibo "la démission de Faure est un acquis et une victoire".

Me Agboyibo estime toutefois qu’il fallait "dans la logique du rétablissement de la légalité constitutionnelle que Natchaba revienne prendre ses fonctions".

"Nous luttons pour la pleine légalité constitutionnelle et l’ouverture rapide d’un dialogue national. L’opposition n’acceptera pas d’aller aux élections sans une entente préalable sur les conditions d’organisation des élections", a-t-il ajouté.

Pour légaliser l’installation de M. Gnassingbé, les députés avaient démis le président de l’assemblée nationale au lendemain de la mort du président Gnassingbé Eyadéma, le 5 février, et élu à sa place Faure Gnassingbé, entraînant automatiquement sa nomination à la tête de l’Etat.

Actuellement réfugié au Bénin, M. Natchaba, était absent du Togo le 5 février.

Homme du sérail du RPT, Abass Bonfoh, a été élu vendredi soir, président de l’Assemblée nationale en remplacement de Faure Gnassingbé. Il prend ainsi en charge l’intérim du pouvoir comme le prévoit la Constitution.

AFP

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