DEPECHE

L’opposant Olympio n’a "pas encore de réponse ferme" pour aller au Togo

Le 16 juillet 2004, publié sur ufctogo.com

DAKAR, 16 juil (AFP) - 16h29 - Gilchrist Olympio, leader de l’Union des forces du changement (UFC), principal parti d’opposition togolais, a indiqué vendredi à l’AFP qu’il n’avait pas "encore de réponse ferme" des autorités de son pays quant à un déplacement à Lomé, la capitale togolaise, en vue de l’obtention d’une carte nationale d’identité.

M. Olympio, joint au téléphone depuis Dakar à Accra, la capitale du Ghana, est en contact avec plusieurs ambassadeurs accrédités dans la capitale ghanéenne, dont celui de l’Union européenne (UE).

Il a toutefois indiqué que les "signes donnés par les ambassadeurs étaient prometteurs". Mardi, M. Olympio s’était dit prêt à rencontrer à Lomé le président togolais Gnassingbé Eyadéma dans le cadre d’un dialogue politique.

Dans l’hypothèse d’une réponse positive ce vendredi pour la délivrance d’une carte d’identité lui permettant "de se déplacer au Togo", l’opposant togolais a précisé qu’il avait l’intention de "voyager la semaine prochaine. Mais il n’y a pas encore de date fixée", a-t-il ajouté.

M. Olympio a précisé que le président Eyadéma avait refusé une remise de la carte d’identité "par procuration, via des ambassadeurs. C’est la raison pour laquelle je dois me déplacer à Lomé pour l’obtenir", a-t-il ajouté.

"Le président Eyadéma m’a fait délivrer à Paris un laissez-passer pour un aller simple, ce qui veut dire que si j’allais au Togo avec ce document je ne pourrais plus ressortir du pays", a encore dit M. Olympio.

Gilchrist Olympio dispose d’une résidence à Accra, où il est arrivé lundi soir pour "préparer son retour" au Togo voisin.

Le dialogue entre le pouvoir et l’opposition a été officiellement ouvert le 27 mai dernier par le président Eyadéma, conformément à l’un des 22 engagements démocratiques pris par le Togo le 14 avril à Bruxelles pour la reprise de la coopération avec l’Union européenne.

Gilchrist Olympio, fils de Sylvanus Olympio, premier président du Togo indépendant assassiné en 1963, avait été empêché de se présenter à l’élection présidentielle de juin 2003 en raison d’une modification du code électoral en

Cette modification introduisait une obligation de résidence au Togo dans les douze mois précédant le scrutin, alors que M. Olympio vit en exil à l’étranger depuis des années.

AFP

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