DEPECHE

L’impunité reste totale au Togo, selon Amnesty international

Le 17 juillet 2006, publié sur ufctogo.com

Une délégation de Amnesty international, en fin de mission au Togo, après deux semaines de visite, a, au cours d’une conférence de presse ce dimanche à Lomé, affirmé que l’impunité est demeurée totale au Togo.

L’organisation internationale de défense des droits de l’homme justifie ces propos par le fait qu’aucune action n’a été entreprise contre des auteurs et commanditaires des violences lors de la présidentielle d’avril 2005, malgré l’existence de rapports accablants.

"Aujourd’hui, aucune des personnes ayant commis des actes de violences n’a encore été jugée, et condamnée", a déploré, Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone de Amnesty international et Chef de la délégation.

Cependant, reconnaît Hensmans, on note quelques améliorations en ce qui concerne la réforme de la Justice, les conditions de détention des prisonniers (grâce à l’appui de l’Union européenne), de même que les moyens et méthodes de répressions des manifestations de contestation.

Il a déploré le recours à l’armée pour réprimer les manifestants lors des mouvements de contestations avant, pendant et après la présidentielle de 2005.

Pour Salvatore Saguès, Chercheur en Afrique de l’Ouest pour Amnesty international et notamment au Togo, "nous avons pris acte de la promesse du Premier ministre Edem Kodjo qui a déclaré que l’impunité ne sera plus permise au Togo", ajoutant que son organisation va faire un "suivi et une surveillance des promesses des autorités togolaises".

"Si le gouvernement commence par traduire en justice certaines personnes qui ont commis des violences dans le pays, ce serait un signal fort et préviendrait contre d’autres actes de violences", a martelé Salvatore Saguès.

Arrivée au Togo le 2 juillet dernier, la mission composée de trois personnes a rencontré le chef du gouvernement, des ministres, des organisations de défenses et des droits de l’homme.

Toutefois, elle n’a pu rencontrer le président de la République, Faure Gnassingbé pour des "raisons de calendrier".

Cette mission de Amnesty Internationale est la première au Togo depuis 1999, "suite à l’ Affaire des cadavres" échoués sur les côtes togolaises et béninoises, dont l’armée a été accusée d’en être l’auteur.

Depuis, les relations entre cette organisation et les autorités togolaises ont été conflictuelles, des membres de cette organisation étant "indésirables" au Togo.

La présente mission, a déclaré la délégation, est de "reprendre" contact avec les autorités togolaises, de faire le point de la situation des droits de l’homme, surtout que Lomé va abriter bientôt un Bureau du Haut commissariat aux droits de l’homme dont l’accord de siège a été signé le 10 juillet dernier à Genève.

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