DEPECHE

L’ex-Premier ministre Kodjo appelle à voter contre le président Eyadéma

Le 6 mai 2003, publié sur ufctogo.com

L’ex-Premier ministre togolais Kodjo Agbéyomé, qui vit en exil en France depuis près d’un an, a invité le peuple togolais à "donner une chance à l’alternance politique au Togo" en faisant échec au président Gnassingbé Eyadéma le 1er juin lors de l’élection présidentielle.

Dans un document transmis à l’AFP, Agbéyomé Kodjo, limogé le 27 juin 2002, estime qu’"il est plus qu’urgent de tourner le dos à des séductions illusoires qui sont attentatoires à l’intérêt général pour sauver la patrie en danger".

Très silencieux depuis son éviction, l’ex-Premier ministre juge le bilan du président Eyadéma "lourdement négatif, marqué par une dette intérieure et extérieure qui hypothèque le travail de plusieurs générations".

Après avoir été démis de ses fonctions par le président, le chef du gouvernement avait diffusé un document de 14 pages d’une rare violence contre chef de l’Etat et sa famille, en parlant de corruption, détournement, torture.

Quelques jours plus tard, le gouvernement avait publié une réponse de 23 pages dans lequel il réfutait point par point toutes les accusations proférées par l’ancien Premier ministre.

"Ce garçon ne représente absolument rien politiquement ! Peut-être est-il surmené. En tout cas il n’a pas démissionné, c’est moi qui l’ai remercié. C’est l’opposition qui le manipule. Je suis habitué à ça", avait alors commenté le président Eyadéma, joint par téléphone par l’AFP depuis Abidjan.

"Votre mot d’ordre doit être avant, pendant la période électorale et le jour du scrutin, +tout sauf Eyadéma+ (TSE) dont la candidature est illégitime et provocatrice, illustrant un trait particulier de son caractère : la tartufferie", conclut Agbéyomé Kodjo.

Sept dossiers de candidature, dont celui du président Gnassingbé Eyadéma, candidat du Rassemblement du Peule Togolais (RPT, au pouvoir), ont été retenus par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cet organisme n’a en revanche pas enregistré la candidature de Gilchrist Olympio, l’opposant numéro un au président, dont le dossier a été jugé "incomplet".

L’Union des Forces du Changement (UFC), le parti d’Olympio, a annoncé lundi avoir formulé un recours devant la Cour constitutionnelle.

M. Eyadéma au pouvoir depuis 36 ans, ne pouvait jusqu’à présent briguer un troisième mandat, mais le 30 décembre dernier, le Parlement, largement dominé par le RPT, a procédé à un "toilettage" de la constitution et notamment modifié l’article 59 qui interdisait d’effectuer plus de deux mandats.

AFP

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