DEPECHE

L’Union africaine divise le Conseil des ministres

Le 7 juillet 2000, publié sur ufctogo.com

La session ministérielle préparatoire du 36éme sommet annuel de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) a démarré vendredi ses travaux à Lomé en rouvrant le débat sur le "projet d’acte constitutif de l’Union africaine" et son "projet de protocole relatif au parlement panafricain", a-t-on appris de bonne source.

La session, qui a consacré toute sa séance de la matinée à ce premier point de son ordre du jour, a fait le "constat de nouvelles nuances et divergences sur le rythme et les modalités de réalisation de l’Union africaine", a appris l’envoyé spécial de la PANA.

Sur proposition du ministre togolais des Affaires étrangères, M. Joseph Kokou Koffigoh, qui préside la session, les 47 délégations représentées à Lomé se sont donné un nouveau délai de concertation afin de définir, "dans les heures à venir", une position commune à ce sujet.

L’envoyé spécial de la PANA a appris qu’une dizaine d’intervenants, parmi lesquels "le Kenya a la position la moins nuancée", ont plaidé, jeudi, durant la séance à huis clos, pour la suspension de ce document "dans la perspective d’un réexamen systématique et plus approfondi".

Ces délégués représentent en majorité des états anglophones d’Afrique australe et de l’est. Ils justifient leur position "par le souci d’écarter tout risque d’échec pour une étape aussi cruciale dans le processus d’unification du continent", apprend-on de bonne source. Une douzaine d’états d’Afrique du nord et de l’ouest, à l’exception du Nigéria, partisan d’une plus grande prudence, auraient par contre plaidé pour l’adoption et la transmission du projet de traité au 36éme Sommet de Chefs d’Etat "tel qu’il a été adopté à la dernière session ministérielle, tenue le 5 juin dernier à Tripoli".

La PANA a appris que le Soudan, le Sénégal, le Burkina et le Tchad ont tenté de concilier les différentes positions, en rappelant "l’adhésion unanime de tous les états membres à la déclaration de Syrte", adoptée le 9 septembre 1999 en Libye, sur le projet d’Union africaine. Ils ont également rappelé "le consensus obtenu le 5 juin à Tripoli, auprès de tous les participants, sur la charpente institutionnelle devant servir de cadre à cette Union".

Selon eux, s’il y a problème, c’est que le texte présenté à Lomé intègre "de nouvelles propositions libyennes" qui tentent de régler les modalités pratiques de fonctionnement et de mise en place de l’Union et du parlement panafricains, "sans avoir fait, au préalable, l’objet d’une proposition dûment débattue et adoptée par le conseil des ministres des Affaires étrangères".

Ces pays préconisent, par conséquent, que "seul le texte adopté à Tripoli soit transmis au 36éme sommet", afin de permettre aux Chefs d’Etat de donner, au besoin, de nouvelles orientations au conseil.

Les diplomates intérrogés à Lomé par la PANA précisent que ces rajouts concernent, entre autres points antérieurement laissés en suspens, l’arbitrage des Chefs d’Etat et le protocole instituant le Parlement panafricain.

Ce projet de protocole au traité de la Communauté Economique Africaine (CEA), relatif au Parlement panafricain, se trouve annexé au document de Lomé "sans avoir fait, à ce jour, l’objet d’un examen consensuel par les instances juridiques de l’Oua au premier rang desquelles, la Conférence des ministres africains de la justice", a appris la PANA.

Les Comores, la République Démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, l’Angola, la Namibie, le Soudan et le Maroc n’ont été représentés à aucun niveau aux travaux de cette 72éme session ordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OUA, apprend-on de sources proches du secrétariat général de l’OUA.

Panafrican News Agency (PANA)

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