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L’UA se réunit jeudi pour prendre d’éventuelles sanctions contre le Togo

Le 20 février 2005, publié sur ufctogo.com

Le Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine (UA) se réunira jeudi pour prendre d’éventuelles "sanctions" contre "les autorités de fait au Togo", indique dimanche un communiqué de l’UA.

"Le président de la Commission (de l’UA) annonce la tenue, le 24 février 2005, d’une réunion du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), en vue d’examiner la situation au Togo (...) et prendre, si nécessaire, (...) des sanctions, à l’encontre des autorités de fait au Togo", précise le texte.

Le Togo avait été suspendu automatiquement des activités de l’UA, dès le 8 février, à l’issue d’une réunion du Conseil de paix et sécurité de l’organisation, l’équivalent africain du conseil de sécurité de l’Onu.

Désigné par l’armée pour succéder à son père, Faure Gnassingbé a été investi le 7 février après une révision éclair de la Constitution par le Parlement.

M. Gnassingbé a annoncé vendredi soir qu’il resterait au pouvoir jusqu’à la tenue d’une élection présidentielle d’ici 60 jours. Cette décision a été vivement condamnée par la communauté internationale.

Le président de la Commission de l’UA Alpha Oumar Konaré avait samedi critiqué "la décision (de M. Gnassingbé) de se maintenir au pouvoir, et ce en violation de la Constitution togolaise et des décisions pertinentes de l’UA et de la CEDEAO", en rappelant "la position de principe de l’UA sur l’impératif du retour à la légalité constitutionnelle".

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a pour sa part imposé SAMEDI des sanctions au Togo, dont sa suspension de cette organisation régionale.

L’UA et la CEDEAO ont très vite qualifié de "coup d’Etat" l’accession au pouvoir du fils du président Gnassingbé Eyadéma, décédé le 5 février après avoir régné sans partage sur ce petit pays d’Afrique de l’Ouest depuis 1967.

Le communiqué a rappelé dimanche "le rejet de l’UA de toute élection organisée dans les conditions énoncées par les autorités issues du coup d’Etat militaire survenu au Togo le 5 février 2005".

L’acte constitutif de l’organisation panafricaine, entériné à Lomé en 2002, prévoit comme sanctions, outre la suspension automatique des activités de l’organisation, la suspension des relations commerciales entre le pays visé et les autres Etats membres et la suspension des visas.

L’UA "lance un appel à la communauté internationale, notamment à l’ONU, l’UE (Union européenne), l’OIF (Organisation internationale de la francophonie) (...) en vue d’appuyer la position de la CEDEAO et de l’UA et de soutenir leurs efforts visant à la restauration de la légalité constitutionnelle au Togo", a conclu le communiqué.

La Commission européenne a réclamé dimanche le "retour sans délai à l’ordre constitutionnel" au Togo, estimant que le maintien au pouvoir de Faure Gnassingbé était "en violation de l’ordre constitutionnel et légal".

Les Etats-Unis ont de leur côté souligné samedi ne pas reconnaître la légitimité du président investi et réclamé sa démission immédiate.

AFP (Addis Abeba)

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