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Kofi Yamgnane se rallie à la candidature unique de l’opposition

Le 23 mars 2005, publié sur ufctogo.com

L’ancien secrétaire d’Etat français, Kofi Yamgnane, de nationalité française et togolaise, a annoncé mercredi qu’il renonçait à se présenter à la présidentielle du 24 avril au Togo pour soutenir le candidat unique de l’opposition radicale, Emmanuel Akitani Bob.

"J’irai au Togo participer à sa campagne pour qu’il gagne", a déclaré M. Yamgnane au cours d’une conférence de presse.

L’ancien secrétaire d’Etat socialiste à l’Intégration, maire d’une commune de Bretagne (ouest de la France), a par ailleurs estimé que la date du 24 avril instaurait "un délai trop court pour une élection démocratique".

"Si on ne reporte pas l’élection, les jeux sont déjà faits et Faure Gnassingbé est élu", a-t-il poursuivi.

Le premier vice-président de l’Union des Forces du changement (UFC de Gischrist Olympio, le plus important parti de l’opposition), Emmanuel Akitani Bob, 74 ans, a été désigné candidat "unique" de l’opposition radicale, au terme de semaines de discussions.

En 2003, opposé au général Eyadéma qui avait sans surprise remporté le scrutin, Akitani avait totalisé 33,68 pc des voix malgré la participation d’autres candidats d’opposition.

Cette fois il affrontera l’un des fils du président Eyadéma, Faure Gnassingbé, 39 ans. Suite au décès du président le 5 février au bout de 38 ans de pouvoir, l’armée avait aussitôt placé Faure Gnassingbé au pouvoir, mais ce dernier avait dû démissionner trois semaines plus tard sous la pression de la communauté internationale.

"Aux dernières élections de 1998 et 2003, l’opposition n’avait pu s’entendre sur un candidat unique. L’annonce de ma candidature les a peut-être poussés à s’unir ! Je suis prêt à me battre pour aider mon pays à accéder à l’Etat de droit", estime M. Yamgnane.

Le chef de l’UFC, Gischrist Olympio, qui vit en exil à Paris, ne peut se présenter en raison d’une disposition constitutionnelle faisant obligation à tout candidat d’avoir résidé un an au Togo avant l’élection.

Un homme d’affaires, Nicolas Lawson, du Parti du renouveau et de la rédemption (PRR) ainsi qu’Harry Olympio du Rassemblement pour le soutien à la démocratie et au développement (RSDD, opposition modérée) et ancien ministre du président Eyadéma, ont aussi annoncé leurs candidatures.

Pour "lutter contre la dictature héréditaire", Kofi Yamgnane mène une campagne internationale, notamment pour obtenir un report de l’élection prévue le 24 avril afin d’établir de "vraies conditions démocratiques".

"A Bruxelles, j’ai dit à l’Union européenne que, si on ne reporte pas l’élection, les jeux sont déjà faits et Faure Gnassingbé est élu", a-t-il indiqué.

L’ancien ministre français a prévu également de nombreux déplacements en Afrique. Il doit rencontrer à Addis Abeba Alpha Oumar Konaré, le président de la Commission de l’Union africaine (UA) qui avait très vite condamné le "coup d’Etat" dans la foulée du décès du président Eyadéma.

Au Nigeria, une rencontre est prévue avec le président Olusegun Obasanjo, président en exercice de l’UA, qui lui aussi avait condamné le "coup d’Etat".

Kofi Yamgnane rencontrera enfin à Niamey le président nigérien Mamadou Tandja. Le Niger est actuellement président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

AFP

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