DEPECHE

Kara, ce 23 juillet 2001

Le 23 juillet 2001, publié sur ufctogo.com

Les 21084 inscrits pour le BAC II cette année au Togo croisent le fer contre cet examen prestigieux qui ouvre les portes des universités.

A Kara, c’est sous un crachin que les futurs bacheliers se sont rendus dans les centres d’écrits. Certains viennent d’en finir avec les rites traditionnels des évalas. Pour les filles, Akpema les attend. Les populations de Lassa, Sarakawa, Somdina et Tcharè digèrent cependant encore mal les faux bonds du premier lutteur kabye qui n’a pas honoré de sa visite les finales de leurs cantons. Cela lui arrive.

Aucune presse sortie ce jour ne rend compte de la super régionale de Miss Togo qui s’est déroulée au palais des congrès de Kara. L’événement a pourtant eu lieu et a connu la participation d’un nombreux public et de nombreuses prétendantes à la couronne. 9 parmi ces dernières ont été élues pour la grande finale qui aura lieu à Lomé le 1er septembre. Terminons avec Kara où Ernest Gnassingbé signerait à la place du maire (usurpation de compétence ?). Il a en outre fait placer des dos-d’âne de fortune sur la partie de la nationale qui longe le Camp Landja. On y roule à 20km/h ; ceci permet à tous ceux qui passent par là d’entrevoir le baobab qu’il a érigé en honneur à son père. On y voit également une représentation d’un parachutiste. Serait-ce le fils du père ? On se rappelle que depuis qu’il est resté accroché à un poteau électrique lors d’un défilé sur le boulevard Gnassingbé Eyadèma, il n’a plus été question de para au cours des "13 Janvier".

Sur le plan politique, la facilitation a terminé sa mission samedi. Pour Motion d’information il s’agit d’un bilan globalement mitigé d’un séjour à haut risque. "Au-delà de la résurrection du CPS, l’autre acquis majeur que l’on peut mettre à l’actif des facilitateurs… aura été l’adoption quasi définitive du budget des élections par le Gouvernement et la CENI". Évoquant la dissolution de l’Assemblée nationale, la révision des listes électorales et la convocation du corps électoral, le journal ajoute dans un article intitulé "Eyadèma dos au mur après le séjour des facilitateurs et de la mission de l’UE. A quand la dissolution de l’Assemblée Nationale ?", "…comme on le voit, au-delà des difficultés techniques et financières visibles inhérentes à l’organisation du scrutin législatif anticipé, il existe un arsenal juridique et institutionnel dont seul Eyadèma est le maître".

Rendant compte de la facilitation, Le Combat du peuple de ce lundi se pose des questions : les travaux du CPS peuvent-ils continuer normalement après le départ de la facilitation ? Les élections peuvent-elles avoir lieu aux dates prévues ?

L’hebdo a également recueilli la réaction du CAR, de la CDPA et de la CPP. Me Agboyibo salue en substance la franchise du RPT sur la question des milices et déplore que le parti au pouvoir soit resté inflexible sur le redécoupage électoral, la réduction du montant de cautionnement du candidat à la députation (500.000Frs CFA), la recomposition de la HACC. Gnininvi reconnaît que le bilan des travaux du CPS est plus positif qu’on ne le redoutait au départ. Il déplore lui aussi que l’on n’ait pas pu avancer sur le découpage électoral.Edem Kodjo de la CPP a également apprécié les séances en présence des facilitateurs et regrette que l’on ne soit pas parvenu à un consensus sur certains points. Il y a des raisons d’espérer estime t-il.

Alors que pour l’hebdomadaire Le Scorpion Akéklé, le CPS se trouve à la croisée des chemins, les facilitateurs ayant obtenu des maigres résultats ; tous les points inscrits à l’ordre du jour ont été ebauchés, effleurés sans décision concrète, sans aucune garantie.

Le Combat du Peuple revient sur la crise universitaire en publiant une déclaration liminaire du Conseil de l’Université du Bénin à sa conférence de presse du 18 juillet dernier. Les étudiants redoutent une invalidation de l’année universitaire par le CAMES conclut le journal.

Pour les faits divers, les Ibos du Nigéria ont encore fait des siennes. Sur la une du Scorpion, on voit la photo d’une fille dont les yeux sont barrés d’un bandeau noir pour la rendre méconnaissable. Elle s’appelle justine B. Pour 1.300.OOOFrs CFA, elle se laisse pénétrer par un serpent et meurt quelques heures après.

Portail Cafenet, www.cafenet.tg, Lomé, Togo

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