DEPECHE

Incidents et accusations de fraudes ont marqué le scrutin présidentiel samedi au Nigeria

Le 23 avril 2007, publié sur ufctogo.com

ncidents et accusations de fraudes ont marqué samedi l’élection présidentielle au Nigeria dont les résultats, attendus lundi, sont déjà contestés par les candidats Atiku Abubakar et Muhammadu Buhari.

Dans plusieurs bureaux, il a été impossible de voter, tandis que les observateurs étaient quasi-unanimes à signaler l’existence de bulletins sans numéro de série ou d’urnes bourrées.

Le Parti de tous les peuples du Nigeria (ANPP) a promis de contester les résultats de ces élections, qui seront publiés lundi.

Le candidat de cette formation politique à la présidentielle, Muhammadu Buhari, a déclaré samedi que l’ANPP rassemble déjà les preuves en vue de rejeter les résultats de ces consultations devant le tribunal électoral.

M. Buhari a signalé le manque de matériel électoral dans plusieurs bureaux, après avoir voté à Daura, sa ville natale qui a été le théâtre de violences à grande échelle lors des élections.

« J’ai appelé le président de l’INEC, mais il a refusé de me répondre et j’ai évoqué cette question avec le secrétaire de l’INEC », a souligné le candidat de l’ANPP.

Réagissant au scrutin, le vice-président du Nigeria et candidat du Congrès pour l’Action, Atiku Abubakar a, pour sa part, qualifié cette élection de « drame national caractérisé par la fraude ».

Après avoir accompli son devoir civique dans un bureau de vote d’Ajya, le vice-président a affirmé devant les journalistes que ce scrutin a porté un sérieux coup à la probité morale du Nigeria.

« Il n’y a eu aucune transparence, je suis sorti dès 8 heures, mais il n’y avait pas de matériel électoral dans la plupart des administrations locales...Cela justifie l’appel que j’ai lancé pour le report de ces élections », a-t-il dit.

Un observatoire électoral nigérian, la Transition monitoring group, a apporté de l’eau au moulin de ces deux candidats contestataires en appelant lui aussi à l’organisation de nouvelles élections.

Le chef de la mission d’observateurs électoraux de l’Union européenne, Max van den Berg, a de son côté fustigé la manière dont les élections, présidentiel et législatives, ont été organisées samedi.

M. Van den Berg a déclaré à la presse, dans la ville de Kaduna (quelque 220 km d’Abuja) d’où il supervisait le scrutin de samedi, que la conduite des élections a été plus « cahotique » que lors du vote pour les gouverneurs et les parlements des Etats, tenues la semaine dernière.

Il a condamné les actes de violence qui ont précédé le scrutin dans certaines parties du pays, précisant que la non impression des numéros de série et des photos des candidats sur les bulletins de vote, pour certains Etats, empêchera à la Commission électorale nationale indépendante (INEC) de vérifier d’éventuels cas de fraude.

APA-Lagos (Nigeria)

Dépêches suivantes

Dépêches précédentes

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
lundi
27 mars 2017
Lomé °C (à 0h)