DEPECHE

Importante saisie de cocaïne au large du Ghana dans le bateau togolais "Pitéa"

Le 7 juillet 2004, publié sur ufctogo.com

PARIS, 7 juil (AFP) - 19h03 - Entre une et trois tonnes de cocaïne vénézuélienne ont été saisies dans le bateau togolais "Pitéa", intercepté au large du Ghana, une prise qui illustre "les nouvelles voies d’acheminement" de cette drogue sur le marché international, selon les spécialistes français.

Le remorqueur qui venait du Venezuela avec sept hommes et une femme à bord, a été arraisonné dans la nuit de dimanche à lundi. Il contenait "plus de deux tonnes de cocaïne", selon un communiqué de la préfecture maritime de l’Atlantique.

Le "Pitéa" a rejoint mercredi le port de Lomé et a été pris en charge par les autorités togolaises assistées par une équipe de l’office central de la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) et de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).

Une source proche du dossier a indiqué que "de une à trois tonnes" de cocaïne seraient à bord du remorqueur.

Estimée "de très belle qualité" selon les premières analyses effectuées à partir d’échantillons, cette cocaïne représente une valeur marchande en France "de 40 à 120 millions d’euros", a-t-on précisé de même source.

Cette saisie constitue l’exemple de la "nouvelle donne" enregistrée depuis ces toutes dernières années, selon les mêmes sources, avec des quantités très importantes de cocaïne acheminées vers l’Europe, depuis "la très forte pression exercée par les Etats-Unis depuis leur base de Key West", explique-t-on.

Les trafiquants abandonnent de plus en plus la route du Nord et, déplaçant leur point de départ vers le "triangle amazonien", ils privilégient celle de l’Est, en direction de l’Afrique occidentale.

La cocaïne y est déchargée, reconditionnée et acheminée par d’autres voies, terrestres puis maritimes, vers l’Europe.

Plusieurs opérations récentes viennent prouver ce phénomène. C’est ainsi qu’il y a quelques semaines, les Britanniques, en coopération avec les autorités locales, ont mené une opération au Ghana où ils ont démantelé un lieu de stockage et de reconditionnement en saisissant 700 kilos de cocaïne.

Plusieurs personnes ont été interpellées, dont des Britanniques et des Colombiens.

Dans un autre pays d’Afrique occidentale, une opération italienne a mis en évidence un important relais logistique de trafiquants colombiens et italiens.

De là, la drogue arrive en Europe par la Méditerranée dont l’Espagne a, un temps, constitué le principal point d’entrée de la cocaïne, avec des saisies moyennes annuelles de 30 tonnes.

Les moyens importants mis en oeuvre par les autorités espagnoles ont découragé les trafiquants qui déplacent leur activité plus à l’est ou, au contraire, vers le Nord de l’Europe, tel les Pays-Bas où le prix moyen du kilo de cocaïne est le plus bas : 24 à 25.000 euros, contre, par exemple, 40.000 euros en France.

Deux types de transport de cocaïne par voie maritime co-existent. Le plus simple consiste à charger un bateau depuis un autre - "bord à bord" - puis à le décharger de la même manière.

L’autre, comme dans le cas du "Pitéa", est plus complexe.

La drogue est dissimulée dans les infrastructures mêmes du navire, ce qui nécessite un important travail qui ne peut être effectué que grâce à "une importante implantation terrestre, dénotant un réseau criminel bien organisé."

AFP

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