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France : Noël, ou l’Aïd, ou Kippour, mais rarement les trois, pour sécher l’école

Le 11 décembre 2003, publié sur ufctogo.com

(AFP) 11 déc - 17h53 - Les écoliers français pourraient devenir les seuls au monde à ne pas avoir classe pour Noël, l’Aïd al-Kebir et Kippour, les principales fêtes des trois grandes religions monothéistes, si la loi reprend une proposition faite jeudi par une commission de sages sur la laïcité.

Le plus souvent, dans les pays où une religion domine largement, les jours fériés -outre les congés laïcs- ne correspondent qu’aux fêtes de cette religion, sans faire de place aux autres confessions.

Ainsi, en Italie, Espagne, Autriche, Pologne, Canada, Centrafrique par exemple, les enfants ne profitent de jours fériés que pour les fêtes catholiques, comme Pâques (la résurrection du Christ), l’Assomption (l’ascension de Marie), la Toussaint (fête des morts) ou Noël (naissance du Christ) notamment.

Dans les pays à majorité protestante comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou l’Afrique du Sud, les enfants n’ont souvent congé qu’à Noël et parfois à Pâques.

En Grèce, Ukraine, Roumanie, Russie notamment, ces deux fêtes sont fixées selon le calendrier orthodoxe.

Dans le monde musulman, comme au Maroc ou en Turquie, les enfants ont des journées libres pour l’Aïd al-Kebir (fête du sacrifice) ou le Mouloud (naissance du prophète), parfois pour l’Aïd al-Fitr (fête du sucre), mais pas pour d’autres fêtes.

Exception à cette règle : certains pays africains, comme le Sénégal ou le Niger, dont les populations sont à plus de 90% musulmanes, réservent tout de même des jours fériés pour les fêtes chrétiennes, en plus des fêtes musulmanes.

Plus souvent, ce sont les Etats ayant des populations musulmanes et chrétiennes importantes qui offrent des jours fériés aux élèves des deux religions. Ainsi au Cameroun, Benin, Togo, Burkina Faso, Noël et l’Aïd al-Kebir offrent du temps libre aux écoliers.

Quand les religions sont réparties inégalement sur le territoire, il arrive que chaque région ait ses propres jours fériés.

En Allemagne par exemple, où les jours fériés dans les écoles sont définis au niveau des Etats régionaux, la Bavière (sud), majoritairement catholique, donne du temps libre pour l’Epiphanie ou la fête Dieu à ses écoliers, mais le Brandebourg (est, protestant) ne le fait pas.

De même en Bulgarie, dans les écoles des régions à forte minorité musulmane, un ou deux jours fériés sont accordés chaque année à l’occasion du ramadan.

La France, si elle transpose dans la loi les proposition de la commission des sages qui a rendu son rapport jeudi au président Jacques Chirac, se retrouvera parmi les exceptions comme la Bosnie ou les Pays-Bas, mais avec des modalités différentes.

En Bosnie, où l’imbrication des populations a été une des causes des conflits sanglants, des dispositions permettent aujourd’hui aux enfants des trois communautés (serbes orthodoxes, croates catholiques et musulmans) de prendre deux jours par an pour célébrer les fêtes de leur religion. Mais pas de les cumuler.

Les Pays-Bas ont eux un dispositif original : en plus des jours fériés chrétiens, les écoles peuvent fermer leurs portes deux ou trois jours par an à leur convenance, lors de fêtes religieuses juives ou musulmanes, ou bien en dehors de toute référence religieuse.

AFP

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