DEPECHE

Deux élèves officiers nigérien et togolais meurent lors d’exercices dans les Alpes en France

Le 13 janvier 2004, publié sur ufctogo.com

DIGNE (AFP) - 13/01/2004 18h21 - Deux élèves officiers de Saint-Cyr, un Togolais et un Nigérien, sont morts de froid lors d’un "stage d’aguerrissement" en montagne qui a mal tourné dans la vallée de l’Ubaye, dans la nuit de lundi à mardi.

L’un était le fils du chef d’état-major général des armées (CEMGA) du Togo, le général Zaccharie Nandja, selon des sources officielles togolaise et française.

Lors de cet exercice entrant dans le cadre d’une formation générale militaire, sept autres élèves, dont deux femmes, ont été blessés, souffrant d’hypothermie, de gelures ou d’épuisement. Quatre blessés ont été hospitalisés à Gap, a indiqué le préfet Philippe de Mester .

Trois Africains - un Burkinabè, un Camerounais et un Nigérien - sont également au nombre des blessés, évacués par des engins chenillés appartenant à l’armée.

Les victimes faisaient partie d’un groupe de 95 élèves officiers de l’école militaire spéciale de Saint-Cyr.

Selon la gendarmerie et l’armée de terre, ils effectuaient des exercices dans le secteur du Col de Restefond (Alpes-de Haute-Provence) quand ils ont été surpris par une tempête de neige.

Les élèves, en troisième année à Saint-Cyr et âgés de 21 à 25 ans, effectuaient un stage au Centre d’Instruction des Entraînements de Combat en Montagne (CIECM) à Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence). Ce stage d’une durée de trois semaines avait débuté la semaine dernière, selon le colonel Michel Luc, chef du Sirpa Terre.

Il était prévu qu’ils passent la nuit de lundi à mardi en bivouac au lac des Sagnes, à 1.900 mètres d’altitude (bien 1.900 mètres), dans des igloos qu’ils devaient eux-mêmes construire. Pour des raisons indéterminées, ils ont décidé d’aller plus haut, selon le préfet.

Mais ils ont été surpris par la neige dont près de 40 cm étaient tombés en l’espace de quelques heures.

Face aux mauvaises conditions météo, qui ont commencé à se dégrader lundi après-midi, a indiqué la gendarmerie, l’officier d’encadrement du CIESCM, après avoir décidé de se replier sur les baraquements militaires de Restefond, a finalement ordonné de bivouaquer sur place, en construisant des abris de fortune. C’est là que les Africains sont morts. Selon la gendarmerie, le groupe ne s’est pas scindé.

Le Capitaine Buffard-Morel, officier supérieur adjoint du CIECM, a précisé à l’AFP que des igloos avaient été construits et que tous les élèves ont bivouaqué ensemble sous le col de Restefond, dans un vallon. A 2H30 du matin, l’encadrement a été prévenu de cas d’hypothermie.

Un accident de cette nature "n’a jamais eu d’équivalent" à Saint-Cyr, a indiqué le colonel Michel Luc.

Le parquet de Marseille a ouvert une enquête judiciaire pour "homicides et blessures involontaires", a indiqué mardi Brice Robin, procureur adjoint de la République à Marseille, dépêché sur les lieux en hélicoptère.

L’armée de terre à Paris a précisé qu’une enquête du ministère de la Défense serait également ouverte. Elle "aura pour but de déterminer tous les éléments concourant à l’établissement des faits, pour voir si toutes les règles ont été respectées (...) Il faut mettre tout cela à plat dans un climat plus serein. C’est une procédure normale", a indiqué le colonel Luc.
© 2004 AFP

Dépêches suivantes

Dépêches précédentes

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
lundi
24 juillet 2017
Lomé 25°C (à 00h)